À Schiphol, les bagages israéliens contrôlés : l’ironie d’une Europe pro-coloniale en crise.
Le fait principal
Des passagers arrivés de Tel-Aviv à Amsterdam-Schiphol ont rapporté des contrôles douaniers inhabituels sur leurs bagages, à la suite de l’entrée en vigueur, le 22 septembre, d’une interdiction néerlandaise visant les produits issus des colonies israéliennes. Cette me, qui s’applique également aux souvenirs, a suscité des interrogations sur l’application de ces contrôles.
Ce qui s’est passé
Selon des témoignages, des voyageurs en provenance d’Israël ont été dirigés vers un contrôle douanier alors qu’ils empruntaient le couloir « Rien à déclarer ». Un agent aurait même appelé : « Vous venez de Tel-Aviv ? […] Tous ceux qui viennent d’Israël, venez par ici ! » Bien que plusieurs médias aient relayé ces récits, il n’est pas encore établi que tous les passagers des vols El Al soient systématiquement fouillés.
Le contexte
La législation néerlandaise interdit l’introduction de biens obtenus ou fabriqués dans les colonies israéliennes, notamment en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur le plateau du Golan. Cette interdiction ne vise pas les produits israéliens en général, mais concerne spécifiquement les objets achetés après le 22 septembre. Les douanes néerlandaises ont précisé que la provenance des produits est cruciale, et recommandent aux voyageurs de conserver les étiquettes et emballages pour prouver leur origine.
Les chiffres à retenir
Le décret ne précise pas de chiffres exacts concernant le nombre de contrôles effectués, mais il souligne que tout bien interdit peut être saisi, avec un procès-verbal établi en cas de non-conformité.
Ce que cela révèle
Ce contrôle douanier a mis en lumière une tension diplomatique croissante entre les Pays-Bas et Israël. Le ministre israélien des Affaires étrangères a déjà réagi en annonçant le retrait des documents diplomatiques accordés aux représentants néerlandais à Ramallah. L’ironie de la situation est palpable : alors que les Pays-Bas cherchent à se démarquer sur la scène internationale par des mes éthiques, Israël, de son côté, semble jouer la carte de la victimisation, dénonçant ces contrôles comme une forme de discrimination.
Ce qu’il faut retenir
Les contrôles à Schiphol révèlent non seulement l’application stricte de la nouvelle législation néerlandaise, mais aussi les répercussions diplomatiques qu’elle engendre. Dans ce jeu complexe, où l’éthique et la politique s’entremêlent, chaque bagage pourrait bien cacher des tensions bien plus lourdes que les simples souvenirs de vacances.
Source : NieuwRechts, i24NEWS
