Quand le RN prêche la vérité : une lutte contre l’infox qui fait rire les fact-checkers !
Le fait principal
Un rapport de l’Arcom révèle que 97% des Français sont exposés à des fausses informations, et plus d’un sondé sur cinq a jugé exacte une information mensongère. Face à ce constat alarmant, la lutte contre la désinformation doit-elle être repensée ?
Ce qui s’est passé
Le 24 mars 2026, l’Arcom, régulateur de l’audiovisuel français, a publié une étude qui souligne l’ampleur de la désinformation en France. Grégoire Darcy, doctorant en sciences cognitives à l’Institut Jean Nicod, a commenté ces résultats en rappelant que la désinformation n’est pas un phénomène nouveau. « L’homme n’a pas attendu Internet pour inventer le mensonge », a-t-il déclaré. Ce constat soulève des questions sur l’efficacité des politiques publiques actuelles, qui semblent se heurter à des causes structurelles non abordées.
Le contexte
La désinformation, selon Darcy, est davantage liée à des dynamiques sociales et identitaires qu’à une simple crédulité. En 2020, l’OMS évoquait déjà une « infodémie » pour décrire la diffusion massive de fausses informations. Les politiques de fact-checking et d’éducation aux médias, bien qu’importantes, ne suffisent pas à colmater les brèches structurelles qui alimentent ce phénomène. « On écope dans un bateau qui coule sans jamais colmater la brèche », affirme Darcy.
Les chiffres à retenir
- 97% des Français déclarent être exposés à des fausses informations.
- Plus d’un sondé sur cinq a jugé exacte une fausse information.
- Huit sondés sur dix estiment qu’il est indispensable de lutter contre la désinformation.
Ce que cela révèle
Ces chiffres sont révélateurs d’une société où la défiance envers l’information est croissante. Alors que le RN et l’extrême droite s’érigent souvent en champions de la « vérité » face à une prétendue « manipulation » des médias traditionnels, la réalité est que leur discours est souvent nourri par des mensonges. Le paradoxe est frappant : ceux qui dénoncent le plus bruyamment la désinformation sont souvent les premiers à en faire usage pour servir leur agenda politique. La lutte contre la désinformation nécessite donc une approche plus globale, qui ne se limite pas à des mes superficielles.
Ce qu’il faut retenir
La désinformation est un fléau ancien qui se renforce dans un contexte moderne de polarisation et de défiance. Les solutions actuelles, centrées sur l’individu, ne suffisent pas. Une réponse collective et systémique est indispensable pour réellement lutter contre ce phénomène. Les discours politiques, notamment ceux du RN et de l’extrême droite, doivent être examinés avec un scepticisme accru, car ils sont souvent le reflet d’une manipulation plus que d’une quête de vérité.
Source : Arcom
