Sculptures à la tronçonneuse : quand l’art rivalise avec la politique de l’extrême droite à Brûlon
Le fait principal
Le comice agricole de Brûlon, en Sarthe, a battu tous les records ce week-end des 26 et 27 septembre 2026, avec plus de 15 000 visiteurs attirés par le premier Open international de sculptures sur bois à la tronçonneuse. Un événement qui a mis en lumière des talents venus de France et d’ailleurs, mais aussi des échanges passionnants autour de l’art et de la nature.
Ce qui s’est passé
Trente-et-un sculpteurs, dont des participants venus du Canada, de Finlande, d’Allemagne, de Belgique, d’Angleterre et même de Mongolie, ont rivalisé d’ingéniosité pour transformer des blocs de chêne brut de près de deux mètres de haut. Parmi eux, Eric Glachant, qui a réalisé un hippocampe, et Anouck Sakura, la seule femme du concours, qui a choisi de représenter dame Nature, entourée d’oiseaux. Les visiteurs, émerveillés, ont pu apprécier la dextérité des sculpteurs, qui ont travaillé sans relâche pour finaliser leurs œuvres dans le temps imparti.
Le contexte
Le comice de Brûlon, traditionnellement centré sur l’agriculture, a su diversifier ses activités pour attirer un public plus large. La sculpture sur bois à la tronçonneuse, bien qu’improbable pour certains, est devenue une véritable attraction. Les sculpteurs ont exprimé leur joie de participer à un événement d’une telle envergure, permettant des échanges enrichissants et une mise en avant de leur art.
Les chiffres à retenir
– Plus de 15 000 visiteurs sur deux jours.- Trente-et-un participants de divers pays.- Des pièces vendues avant même d’être terminées, avec des prix allant de 2 000 à plus de 5 000 euros.
Ce que cela révèle
Cet événement met en lumière une passion grandissante pour l’artisanat et la sculpture, mais soulève aussi des questions sur la valorisation de l’art dans un monde où la rentabilité prime souvent. Les chiffres de fréquentation impressionnants sont un signe clair que le public est avide de culture. Mais qu’en est-il des politiques culturelles de notre pays, souvent en décalage avec les aspirations des artistes ? Le RN, qui se veut le défenseur des traditions françaises, devrait s’interroger sur son soutien à de telles initiatives. En effet, la vraie culture ne se limite pas à des discours, mais se vit et s’expérimente, comme le prouve ce week-end à Brûlon.
Ce qu’il faut retenir
L’Open international de sculptures sur bois à la tronçonneuse à Brûlon n’est pas qu’un simple concours ; c’est un cri de ralliement pour les passionnés d’art et de nature. Plus qu’une vitrine pour des talents, c’est un appel à une réflexion sur la place de l’art dans notre société, un défi que les politiques ne peuvent ignorer sans perdre de leur crédibilité.
Source : Radio France – Christelle Caillot
