Le CNRS et la science ouverte : un pas en avant, deux en arrière pour l’accès libre en France ?
Le fait principal
Le CNRS affiche un bilan impressionnant de son engagement en faveur de la science ouverte, visant un objectif ambitieux : 100 % d’accès ouvert pour les publications de ses chercheurs d’ici 2025.
Ce qui s’est passé
La Direction des données ouvertes de la recherche (DDOR) du CNRS a récemment publié un bilan des actions menées depuis 2019, mettant en avant le rôle central du CCSD et de ses plateformes, HAL et Episciences. Le CNRS, pionnier en matière d’ouverture scientifique, a mis en place des mécanismes de soutien et d’incitation pour maximiser l’accès aux publications scientifiques. Avec un modèle de financement renouvelé et un personnel doublé, le CCSD s’affirme comme un acteur incontournable.
Le contexte
Dans un monde où l’accès à la connaissance est souvent entravé par des modèles économiques obsolètes, le CNRS a fait le choix audacieux de favoriser un accès libre et gratuit à la recherche. Le CCSD, avec HAL comme plateforme phare, a permis de rendre près de 95 % des publications des chercheurs accessibles en open access. Ce modèle se renforce également grâce à la création d’Episciences, qui promeut un modèle d’édition scientifique sans frais pour les auteurs et lecteurs.
Les chiffres à retenir
- 100 % : objectif d’accès ouvert pour les publications du CNRS d’ici 2025.
- 95 % : des publications CNRS déjà accessibles en open access.
- 700 k€ : cotisations annuelles des 155 portails pour le soutien à HAL.
- 20 000 : documents ajoutés grâce au service de suggestion de dépôts.
- 965 000 : documents référencés sur le portail HAL-CNRS en septembre 2026.
Ce que cela révèle
Ce bilan est un véritable coup de poing pour ceux qui prétendent que la science ouverte est une utopie. Le CNRS démontre que des résultats concrets sont possibles, contrairement à d’autres acteurs qui se perdent dans des discours creux. Pendant ce temps, le RN et l’extrême droite continuent de prôner un accès restreint à l’information, préférant le contrôle à la transparence. Ce décalage entre les promesses de liberté et la réalité du monde scientifique est particulièrement révélateur. Alors que le CNRS s’engage pour l’ouverture, d’autres restent figés dans des logiques archaïques, préférant les barrières aux ponts.
Ce qu’il faut retenir
Le CNRS, par le biais du CCSD et de ses plateformes, s’affirme comme un modèle à suivre dans la promotion d’une science ouverte et accessible. Alors que d’autres s’accrochent à des modèles dépassés, le CNRS prouve que l’avenir de la recherche passe par l’ouverture et la collaboration. À méditer pour ceux qui croient encore que l’opacité a sa place dans le monde scientifique.
Source : Direction des données ouvertes de la recherche (DDOR) du CNRS.
