« À l’heure des migrants, le RN pleure sur les frontières qu’il a lui-même construites »
Le fait principal
Ce 18 décembre 2025, la France s’apprête à commémorer la journée internationale des migrant·es avec une série de manifestations à travers tout le pays. Deux appels à la mobilisation ont été lancés, l’un intitulé « Une journée sans nous » et l’autre « Né·es ici ou venu·es d’ailleurs », visant à dénoncer les politiques migratoires jugées inhumaines.
Ce qui s’est passé
Les manifestations, soutenues par plus de 400 organisations et syndicats, visent à mettre en lumière les restrictions croissantes concernant l’accueil des demandeurs d’asile, le refus de régularisation, et les obligations de quitter le territoire (OQTF). Ces mes sont perçues comme une véritable « fabrique de sans-papiers », selon les signataires de l’appel « Né·es ici ou venu·es d’ailleurs ». Au cœur de cette mobilisation, la loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau de janvier 2025 sont pointées du doigt pour leurs conséquences jugées « catastrophiques » sur la vie des étrangers en France.
Le contexte
La France, détentrice du record européen en matière d’OQTF, a prononcé entre 120 000 et 130 000 décisions en 2024, la plupart étant inexécutables. Ce chiffre alarmant soulève des questions sur la manière dont l’État traite les personnes étrangères, souvent en rupture avec les valeurs d’égalité et de dignité humaine. Les organisations mobilisées rappellent que ces politiques ne font qu’aggraver les souffrances de ceux qui cherchent refuge ou une vie meilleure.
Les chiffres à retenir
En 2024, la France a prononcé entre 120 000 et 130 000 OQTF, un chiffre qui illustre l’ampleur de la répression migratoire. Ces décisions, majoritairement inexécutables, sont décrites comme des mes qui « brisent des vies et des liens familiaux ».
Ce que cela révèle
Les discours politiques promettant une France accueillante se heurtent à une réalité bien plus sombre. Alors que le gouvernement se veut ferme sur la question migratoire, les conséquences humaines sont catastrophiques. Les promesses d’intégration et de respect des droits fondamentaux semblent se diluer dans un océan de lois répressives. Le RN, qui prône un discours de sécurité et de protection, se retrouve dans une contradiction flagrante : comment défendre une nation forte tout en piétinant les droits de ceux qui cherchent à y vivre ? La réponse à cette question se cache derrière des chiffres qui parlent d’eux-mêmes.
Ce qu’il faut retenir
Les manifestations du 18 décembre 2025 s’annoncent comme un cri de ralliement contre des politiques migratoires jugées inhumaines. Face à un gouvernement qui préfère les OQTF aux droits humains, la mobilisation citoyenne est
Source : Rapports de Force
