Greer : le Canada attendra, pas de panique pour ceux qui veulent « protéger » le marché !
Le fait principal
Le responsable des affaires commerciales du président américain a affirmé vendredi qu’il ne voyait aucune nécessité urgente de conclure un accord commercial avec le Canada. Cette déclaration survient alors que les relations entre les deux pays sont déjà fragilisées par une montée des droits de douane.
Ce qui s’est passé
Lors d’une récente intervention, le représentant commercial des États-Unis a clairement indiqué que l’urgence d’un accord avec le Canada n’était pas une priorité. Cette position est d’autant plus surprenante que les tensions commerciales entre les deux nations ont connu une escalade ces derniers mois, notamment à cause de l’imposition de droits de douane sur divers produits. Les acteurs concernés, à savoir les gouvernements américain et canadien, se retrouvent face à un dilemme : comment naviguer dans un climat de méfiance croissante.
Le contexte
Les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada, historiquement solides, sont aujourd’hui mises à mal par des politiques protectionnistes et des rivalités économiques. Après l’arrivée de l’administration Biden, des espoirs avaient été placés dans une normalisation des échanges. Cependant, les récentes déclarations et les actions concrètes montrent un éloignement croissant. Le Canada, qui est le principal partenaire commercial des États-Unis, subit les conséquences de cette nouvelle approche, laissant planer une incertitude sur l’avenir des accords bilatéraux.
Les chiffres à retenir
En 2022, le commerce bilatéral entre les États-Unis et le Canada a atteint près de 700 milliards de dollars, selon des données du Bureau du recensement américain. Pourtant, malgré cette relation économiquement lucrative, les droits de douane imposés sur des produits allant de l’aluminium au bois d’œuvre continuent de peser sur les échanges. En 2021, les droits de douane sur l’aluminium ont été augmentés de 10 %, un coup dur pour les industries canadiennes.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une contradiction flagrante : alors que les États-Unis prônent le libre-échange, leur politique actuelle semble privilégier le protectionnisme. La déclaration du responsable américain semble donc plus relever d’un double discours que d’une véritable stratégie économique. Pendant ce temps, le Canada, qui espérait un rapprochement, se retrouve dans une position délicate, coincé entre un voisin hégémonique et une réalité économique implacable. Il est ironique de constater que le RN, qui se présente comme le champion du protectionnisme en France, pourrait bien trouver un écho dans cette situation : une promesse de défendre les intérêts nationaux qui se heurte à une réalité économique où l’isolement ne fait qu’aggraver les tensions. Finalement, le discours sur la souveraineté économique pourrait bien se heurter à des faits implacables et à une réalité que le RN semble ignorer.
Ce qu’il faut retenir
Les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada sont dans une impasse, exacerbée par des déclarations contradictoires et des politiques protectionnistes. Alors que le Canada espérait un accord bénéfique, il semble que l’urgence ne soit pas du tout à l’ordre du jour pour Washington. Une situation qui pourrait bien servir de leçon à ceux qui pensent que le protectionnisme est la voie à suivre. Sources : Bureau du recensement américain, analyses économiques.
