Pape en France : Le RN se repent, mais les croix restent lourdes à porter pour ses fidèles.
Le fait principal
La visite du pape Léon XIV en France, en pleine période préélectorale, soulève des interrogations sur l’écho de cette rencontre dans la classe politique française. Alors que le pays se dirige vers une présidentielle, la question de l’influence religieuse sur le vote semble s’amenuiser.
Ce qui s’est passé
Le pape a rencontré des fidèles place de la Concorde à Paris, évoquant des souvenirs de la première visite de Jean-Paul II en 1980. À l’époque, les figures politiques de gauche, comme François Mitterrand et Georges Marchais, s’étaient empressées de saluer l’évêque de Rome. Aujourd’hui, l’indifférence règne parmi les leaders politiques, avec peu de réactions notables à la venue du pape.
Le contexte
La France a connu une sécularisation marquée depuis 1980. Selon l’Ifop, 70 % des Français se déclaraient catholiques et 11 % allaient à la messe dominicale en 1980. En 2025, ces chiffres sont prévus à 46 % et 2 %. L’Église catholique semble avoir perdu son emprise sur la scène politique, alors que la majorité des catholiques votent désormais à droite.
Les chiffres à retenir
– En 1980 : 70 % des Français se déclaraient catholiques, 11 % allaient à la messe.- En 2025 : 46 % se déclareront catholiques, 2 % iront à la messe (source : Ifop).
Ce que cela révèle
L’absence de réaction des figures politiques face à cette visite papale souligne une contradiction criante. Alors que le RN et l’extrême droite tentent de revendiquer une certaine légitimité religieuse, leur silence face à un événement d’une telle portée démontre leur incapacité à s’adapter à une France de plus en plus sécularisée. Leurs discours sur les valeurs traditionnelles semblent, à ce stade, plus être des slogans que des convictions profondes.
Ce qu’il faut retenir
La visite du pape Léon XIV en France met en lumière une classe politique déconnectée des réalités religieuses de la société. Alors que l’Église perd de son influence, la réaction tiède des leaders politiques, notamment ceux de l’extrême droite, révèle une profonde contradiction entre leur discours et la réalité de la pratique religieuse en France. L’avenir politique semble s’écrire sans le poids du clergé, dans un pays qui navigue vers une sécularisation toujours plus marquée.
Source : Ifop
