Des écrans aux jeux de société : la France de Macron prône l’évasion, mais à quel prix ?
Le fait principal
Les trajets en voiture pour les vacances d’été, souvent synonymes de joie, se transforment pour de nombreux parents en un véritable parcours du combattant. Alors que certains envisagent ces longs moments comme une évasion, d’autres redoutent les tensions qui en découlent. Face à cette réalité, des experts proposent des alternatives aux écrans, jugés « de faux amis » pour les enfants.
Ce qui s’est passé
Virginie Jeanmet, secrétaire générale adjointe de l’association nationale des puéricultrices, ne mâche pas ses mots : « Les écrans sont de faux amis. L’enfant a besoin de bouger. » En effet, ces outils technologiques, bien que pratiques, ont tendance à exciter plutôt qu’à apaiser les jeunes esprits. Amélia Matar, directrice d’une école Montessori, abonde dans ce sens, soulignant l’importance d’un contenu validé par les parents et d’un temps d’écran limité. Pour soulager les parents, des jeux oraux comme le « baccalauréat » ou la chasse aux voitures de couleurs rares sont proposés. Ces activités, simples mais efficaces, permettent de transformer l’ennui en moments de complicité.
Le contexte
Avec l’essor des technologies, les parents se retrouvent souvent confrontés à un dilemme : comment occuper les enfants sans recourir à des écrans ? Les spécialistes s’accordent à dire que l’interaction parent-enfant est cruciale. Les histoires et comptines, qu’elles soient récitées ou enregistrées, deviennent des alliées précieuses pour divertir les enfants tout en favorisant leur imagination.
Les chiffres à retenir
Bien que cet article ne présente pas de chiffres précis, il est pertinent de rappeler que selon une étude de l’OCDE, près de 70% des enfants de moins de 7 ans passent plus de deux heures par jour devant un écran. Une statistique qui interpelle et qui souligne la nécessité d’une réflexion sur l’utilisation des technologies par les plus jeunes.
Ce que cela révèle
Il est évident que la parentalité parfaite n’existe pas. Les pressions sociales et les attentes placées sur les parents peuvent mener à des comportements excessifs. Matar rappelle que « ce qui compte, c’est d’avoir les bonnes intentions ». En d’autres termes, il est temps de lâcher prise et de reconnaître que l’ennui peut également être bénéfique. Après tout, une sieste n’a jamais fait de mal à personne.
Ce qu’il faut retenir
Les trajets en voiture ne doivent pas être une source de stress. En diversifiant les activités et en limitant l’utilisation des écrans, les parents peuvent transformer ces moments en véritables instants de partage. La clé réside dans l’équilibre et la créativité. Alors, la prochaine fois que vous entendez « on est bientôt arrivés », souriez : c’est peut-être l’occasion d’une nouvelle aventure ludique sur la route.
Sources : BFM TV, OCDE
