Cisjordanie : un blocus qui laisse les villageois avec une seule issue… vers l’absurde !
Le fait principal
En Cisjordanie, la vie quotidienne des Palestiniens est désormais marquée par un blocus sévère, exacerbée par la multiplication des obstacles à la circulation. Près de 900 points de contrôle, portails en acier et autres barrages rendent les déplacements presque impossibles pour les habitants de villages comme Ras Karkar.
Ce qui s’est passé
Hatem Nofal, responsable de la commission d’urgence locale, décrit la situation : « Ici, à Ras Karkar, nous n’avons qu’une seule entrée et sortie, sans aucune route alternative. » Depuis le début de la guerre Israël-Iran, les accès sont complètement fermés, et les villageois doivent souvent marcher plusieurs centaines de mètres pour rejoindre un véhicule, en espérant qu’il soit autorisé à passer. La situation s’est détériorée avec l’élévation du nombre de portails, atteignant 205 en mai 2025, dont la majorité sont contrôlés par l’armée israélienne.
Le contexte
La politique de verrouillage du territoire a été renforcée après le début des conflits à Gaza en octobre 2023. Les villages palestiniens, comme Ras Karkar et Al-Janiya, sont encerclés par des colonies israéliennes, rendant leur accès encore plus compliqué. Le seul accès pour Al-Janiya est par Ras Karkar, qui subit lui-même des restrictions sévères.
Les chiffres à retenir
- Près de 900 obstacles à la circulation en Cisjordanie.
- 205 portails recensés en mai 2025, la majorité fermés ou contrôlés par l’armée.
- 645 obstacles permanents en août 2023, dont 118 portails.
- Sur 20 km², seulement 600 m² sont autorisés à la construction pour les Palestiniens.
Ce que cela révèle
La situation à Ras Karkar illustre l’absurdité d’une politique qui prétend sécuriser tout en asphyxiant un peuple. La promesse d’un accès libre et sécurisé est un leurre face à la réalité des portails fermés et des contrôles militaires. Pendant que l’armée israélienne renforce les barrages, les habitants de Ras Karkar se battent pour accéder à des soins médicaux, à la nourriture, et à un semblant de vie normale, mettant en lumière les contradictions d’une politique qui se veut « sécuritaire » mais qui ne fait qu’enfermer.
Ce qu’il faut retenir
La vie à Ras Karkar est un parcours du combattant. Avec des accès limités et un blocus renforcé, les Palestiniens subissent une pression constante qui met à mal leur quotidien. La situation appelle à une prise de conscience internationale sur la nécessité d’un dialogue et d’une résolution pacifique du conflit, loin des promesses creuses et des actes qui parlent d’eux-mêmes.
Sources : OCHA, France 24.
