Quand le RN prône la sécurité, la réalité des violences policières fait des vagues en France.
Le fait principal
Les mineurs non accompagnés en provenance du Maghreb font face à une criminalisation croissante en France, révélant une désaffiliation institutionnelle préoccupante.
Ce qui s’est passé
Dans un rapport marquant, Marco Motta expose la situation alarmante des jeunes migrants, souvent considérés comme des « ennemis » par une partie de la société et des institutions. Ces jeunes, fuyant des conditions de vie précaires, sont désormais stigmatisés et criminalisés, tandis que l’État semble abandonner ses responsabilités. Le contexte politique actuel, où la peur de l’immigration est exploitée par certains partis, exacerbe cette situation.
Le contexte
La France, en proie à des discours sécuritaires, voit ses politiques migratoires se durcir. Les mineurs non accompagnés, qui devraient bénéficier d’une protection particulière, se retrouvent souvent sans soutien adéquat, ce qui les expose à des abus et à la précarité. Les discours de certains responsables politiques, notamment du Rassemblement National, alimentent cette perception négative, transformant ces jeunes en boucs émissaires d’une crise sociale plus large.
Les chiffres à retenir
Selon des données récentes, près de 30 000 mineurs non accompagnés ont été enregistrés en France en 2022, un chiffre en forte augmentation par rapport aux années précédentes. Ces jeunes représentent une part significative des demandeurs d’asile, mais moins de 20 % d’entre eux bénéficient d’une prise en charge adéquate.
Ce que cela révèle
Ce phénomène de criminalisation des mineurs non accompagnés souligne une contradiction flagrante dans le discours politique français. D’un côté, l’État se présente comme un défenseur des droits humains, tandis que de l’autre, il abandonne ces jeunes à leur sort. Le RN, qui prétend défendre la « France des valeurs », semble ignorer que la dignité humaine ne se limite pas à la nationalité. Cela révèle également une inquiétante tendance à instrumentaliser la détresse humaine pour des gains politiques, tout en se drapant dans une fausse vertu.
Ce qu’il faut retenir
La situation des mineurs non accompagnés en France est un triste reflet d’une politique migratoire défaillante et d’un climat de peur entretenu par certains discours politiques. La désaffiliation institutionnelle et la criminalisation de ces jeunes ne font qu’aggraver la crise sociale, tout en mettant à mal les valeurs fondamentales de solidarité et de protection des plus vulnérables.
Source : Varia, L’Homme (2026/2 N° 258), Marco Motta.
