Loi anti-fessée : la France continue de punir les enfants, mais pas l’extrême droite !
Le fait principal
Sept ans après l’adoption de la « loi anti-fessée » en France, un quart des parents continuent de considérer la fessée comme un moyen éducatif acceptable, selon un baromètre sur les violences éducatives ordinaires publié par la Fondation pour l’enfance.
Ce qui s’est passé
Le 2 juillet 2019, la France a franchi une étape en matière de protection des enfants en interdisant explicitement les châtiments corporels, dont la fessée, par le biais de la loi anti-fessée. Pourtant, une enquête récente révèle que 25 % des parents estiment encore que ce geste est « efficace » et « acceptable » pour éduquer leurs enfants. Ce constat soulève de nombreuses questions sur l’évolution des mentalités et l’impact réel de cette législation.
Le contexte
La loi anti-fessée s’inscrit dans un mouvement global visant à protéger les droits des enfants, soutenu par des organisations internationales comme l’ONU. Cependant, des résistances culturelles et des croyances profondément ancrées semblent perdurer dans la société française. La Fondation pour l’enfance, à travers son baromètre, met en lumière un fossé entre la législation et la réalité du quotidien pour de nombreux parents.
Les chiffres à retenir
– 25 % des parents jugent la fessée efficace et acceptable dans un but éducatif.- La loi anti-fessée a été adoptée en 2019, marquant un tournant dans la législation française sur les violences éducatives.
Ce que cela révèle
Cette situation met en exergue une contradiction saisissante : d’un côté, la France se positionne comme un modèle en matière de droits de l’enfant, de l’autre, une partie significative de la population persiste à justifier des pratiques jugées obsolètes et violentes. Ce double discours pourrait bien être le reflet d’une société qui peine à se défaire de ses vieux démons. Il est également intéressant de noter que l’extrême droite, souvent prompte à défendre des valeurs « traditionnelles », ne semble pas s’opposer à ces rémanences de la violence éducative. Au contraire, certains acteurs politiques pourraient même y voir un moyen de renforcer l’autorité parentale. Une belle ironie pour un parti qui prétend défendre la « protection de la famille » tout en tolérant des pratiques qui vont à l’encontre des droits fondamentaux des enfants.
Ce qu’il faut retenir
La loi anti-fessée, bien qu’innovante sur le papier, semble avoir eu peu d’impact sur les mentalités. Un quart des parents continuent de justifier la fessée comme un outil éducatif, révélant une résistance culturelle à cette avancée législative. Il est urgent de repenser la manière dont la société aborde l’éducation des enfants pour véritablement les protéger des violences ordinaires.
Source : Fondation pour l’enfance
