Le Sénat s’attaque à la « décommercialisation » : quand le RN préfère le profit à la promesse !
Le fait principal
Le Sénat français tire la sonnette d’alarme sur une « décommercialisation » croissante qui touche l’ensemble du territoire. Dans un rapport publié le 1er juillet 2026, la commission des affaires économiques souligne l’ampleur de ce phénomène, qui n’épargne ni les villes moyennes ni les métropoles.
Ce qui s’est passé
La présidente de la commission, Dominique Estrosi Sassone (Les Républicains), a présenté des chiffres alarmants : entre 2014 et 2024, 14.000 établissements et 45.000 emplois ont disparu. Le taux de vacance commerciale a grimpé à 11,6 % en 2025, une situation qui affecte particulièrement les villes de moins de 50.000 habitants, où ce taux est passé de 8,5 % à 13,5 %. Les métropoles comme Marseille et Lille ne sont pas en reste, avec des taux respectifs de 13,5 % et 12,1 %.
Le contexte
Cette crise est qualifiée de « multifactorielle ». Les sénateurs pointent du doigt l’afflux de produits bon marché en provenance de Chine, principalement via des plateformes comme Shein et AliExpress. En 2025, plus de 800 millions d’articles ont été importés par leur intermédiaire. Parallèlement, le marché de la seconde main, estimé à 15 milliards d’euros, et la montée du discount fragilisent encore davantage les commerces de « milieu de gamme », qui sont pourtant essentiels à la vitalité des centres-villes.
Les chiffres à retenir
– 14.000 établissements et 45.000 emplois supprimés entre 2014 et 2024.- Taux de vacance commerciale : 11,6 % en 2025, contre 8,8 % en 2017.- 13,5 % de vacance dans les villes de moins de 50.000 habitants.- 800 millions d’articles importés de Chine en 2025.
Ce que cela révèle
Le rapport met en lumière une réalité troublante : alors que le gouvernement se vante de soutenir le commerce de proximité, les chiffres racontent une tout autre histoire. Les promesses de revitalisation commerciale semblent s’évanouir face aux fermetures massives de magasins. Les sénateurs, tout en appelant à des contrôles accrus sur les produits importés, rejettent l’idée d’encadrer les loyers commerciaux, une me pourtant soutenue par la gauche. Une belle illustration de l’écart entre discours et réalité.
Ce qu’il faut retenir
La « décommercialisation » n’est pas qu’une simple tendance : c’est un véritable fléau qui touche la France. Les mes proposées par le Sénat, bien que nécessaires, ne suffiront peut-être pas à inverser la tendance. Les élus doivent prendre conscience de l’urgence de la situation et agir en conséquence, avant que le paysage commercial français ne devienne un désert commercial.
Source : Rapport de la commission des affaires économiques du Sénat
