Économie circulaire : le RN promet des emplois, mais les territoires restent aux abonnés absents !
Le fait principal
L’économie circulaire en France connaît une progression fulgurante : entre 2009 et 2024, l’emploi dans ce secteur a augmenté de 25,78%, bien au-delà de la moyenne nationale de 13,94%. Une dynamique qui, malgré des disparités territoriales marquées, se révèle être un véritable moteur de la transition écologique.
Ce qui s’est passé
Une étude récente, publiée par La Fabrique de l’industrie, a mis en lumière l’évolution de l’emploi circulaire dans les zones d’emploi françaises. Réalisée par les économistes Abdoulaye Kané et Nadine Levratto, elle s’appuie sur des données de l’Urssaf-Acoss. Alors qu’une augmentation de 9.593 emplois a été enregistrée entre 2009 et 2015, la tendance s’est accélérée avec 47.154 créations entre 2015 et 2019, suivie de 59.457 emplois supplémentaires entre 2020 et 2024.
Le contexte
L’économie circulaire, englobant le réemploi, la réparation, le recyclage et la valorisation des déchets, est désormais un pilier des politiques de transition écologique. Toutefois, son application se fait majoritairement à l’échelle locale. L’étude révèle que 259 zones d’emploi sur 287 ont vu une augmentation, tandis que 26 sont en déclin. Les métropoles et les zones littorales, comme celles du sud de la France, profitent largement de cette dynamique, laissant certains territoires ruraux sur le bord du chemin.
Les chiffres à retenir
– Augmentation de l’emploi circulaire : 25,78% (2009-2024)- Comparaison avec l’emploi total : 13,94%- Créations d’emplois : 9.593 (2009-2015), 47.154 (2015-2019), 59.457 (2020-2024)- Zones d’emploi concernées : 259 sur 287- Progression moyenne dans les métropoles : +34%, avec Toulouse en tête à +45,5%.
Ce que cela révèle
Cette dynamique met en lumière une réalité complexe : la diversité économique est cruciale. Pas de modèle unique pour le succès de l’économie circulaire, contrairement à ce que certains acteurs politiques aimeraient faire croire. En effet, dans des territoires comme Châtellerault ou Chalon-sur-Saône, la spécialisation industrielle ne garantit pas des emplois circulaires. Et que dire des promesses des partis de droite, qui prônent la création d’emplois tout en négligeant les véritables moteurs de la croissance durable ? Leurs discours sur la relance économique semblent bien loin des réalités du terrain.
Ce qu’il faut retenir
L’économie circulaire, moteur de la transition écologique, progresse à un rythme soutenu, mais cette dynamique est loin d’être homogène. Les métropoles en sont les grandes gagnantes, tandis que les territoires ruraux restent en retrait. Une leçon à méditer pour ceux qui prétendent avoir la solution miracle à la crise de l’emploi : la réalité, elle, ne se plie pas aux discours.
Source : Guillaume Ducable, JGPmedia pour Localtis, « Économie circulaire : une cartographie des emplois ».
