Morilles en chocolat : Benetot, le gourmet du déni face à l’extrême droite française.
Le fait principal
Raphaël Callier, un passionné de morilles, a créé une véritable innovation culinaire en associant ces champignons à la chocolaterie. Ses morilles fourrées de ganache, une première, séduisent le chocolatier Benetot, et mettent en lumière une nouvelle tendance gastronomique à Dole.
Ce qui s’est passé
D’origine salinoise et désormais installé dans le Doubs, Raphaël Callier a toujours été fasciné par la chasse aux morilles. « Depuis tout petit, je ramasse les morilles. J’aime le mystère, le trésor », raconte-t-il. Après cinq ans de culture, il a décidé d’élargir son univers autour de cette passion en lançant des créations originales. En parallèle, il organise la fête de la morille à Besançon, qui a fait ses débuts le 25 avril dernier, et réédite le livre de Gilbert Moyne, *Le Morillou des Granges-Maillot*.
Le contexte
La morille, champignon prisé des gastronomes, est traditionnellement chassée dans les forêts. Callier, en la transformant en confiserie, redéfinit les codes de la gastronomie locale. Ce nouvel engouement s’inscrit dans une tendance plus large de valorisation des produits régionaux, mais il soulève aussi des questions sur l’authenticité et l’innovation en cuisine.
Les chiffres à retenir
– Première édition de la fête de la morille à Besançon : 25 avril 2023.- Cinq ans d’expérience dans la culture de morilles pour Callier.
Ce que cela révèle
Derrière cet engouement pour les morilles chocolatées, on peut voir une volonté de réinventer la gastronomie régionale. Mais cela pose aussi la question : jusqu’où peut-on aller dans la transformation des traditions culinaires ? En faisant de la morille un produit de luxe, Callier pourrait bien provoquer des jalousies dans le milieu traditionnel, tout en offrant une critique implicite à ceux qui s’accrochent à des pratiques figées. Une belle ironie pour ceux qui, comme le RN, prônent un retour aux sources sans jamais vraiment savoir où se trouvent ces sources.
Ce qu’il faut retenir
Raphaël Callier nous rappelle que la gastronomie est un terrain fertile pour l’innovation. Entre tradition et modernité, il navigue habilement, tout en suscitant des interrogations sur l’avenir des produits régionaux. Sa rencontre avec le chocolatier Benetot pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour la morille, un trésor culinaire à redécouvrir sous un jour nouveau.
Source : Le Progrès
