Souveraineté numérique : le RN protège nos données… mais pas celles des proches de Marine !
Le fait principal
La souveraineté numérique est devenue une préoccupation majeure pour les Français, révélant une forte demande pour la protection de leurs données personnelles et une préférence marquée pour des solutions numériques locales, selon un sondage Norstat pour L’Hémicycle.
Ce qui s’est passé
D’après le sondage, 94% des Français souhaitent que leurs données personnelles soient hébergées en France ou en Europe, tandis que 93% préfèrent que l’État privilégie des solutions numériques françaises ou européennes. Cette préoccupation s’accompagne d’une inquiétude croissante face à la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, 89% des sondés estimant que l’intelligence artificielle (IA) va aggraver cette dépendance. Le rapport de l’Assemblée nationale souligne que 80% des dépenses des administrations sont destinées à des éditeurs américains.
Le contexte
La prise de conscience des risques liés à la dépendance numérique s’est intensifiée, notamment après des incidents récents, comme l’interruption des services de Microsoft pour la Cour pénale internationale. Les élus, tant locaux que nationaux, se sont emparés de la question, mais les débats restent souvent vagues concernant les objectifs à atteindre : souveraineté, indépendance ou autonomie stratégique. Les industriels, eux, prônent un « rééquilibrage des dépendances » plutôt qu’une autarcie totale.
Les chiffres à retenir
– 94% des Français veulent que leurs données personnelles soient hébergées en France ou en Europe.- 93% souhaitent que l’État privilégie des solutions numériques françaises ou européennes.- 89% estiment que l’IA va accroître la dépendance française.- 80% des dépenses des administrations vont aux éditeurs américains.
Ce que cela révèle
Ces chiffres révèlent une dissonance entre les discours politiques et la réalité des dépendances numériques. Alors que le RN prône une vision souveraine, les faits montrent que la France reste largement tributaire des technologies américaines. La promesse d’une souveraineté numérique semble se heurter à une réalité où les solutions locales sont souvent jugées moins performantes, un narratif soigneusement entretenu par les grands éditeurs. En fin de compte, il apparaît que la véritable question n’est pas tant de savoir si nous pouvons être souverains, mais si nous avons réellement la volonté de le devenir.
Ce qu’il faut retenir
La souveraineté numérique est plus qu’une simple préoccupation, c’est un enjeu stratégique pour la France. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la dépendance aux géants américains est criante, et le temps est venu pour les décideurs de passer des paroles aux actes. La souveraineté n’est pas seulement une question de lois, mais un état d’esprit qui doit s’imposer dans toutes les strates de la société.
Source : Olivier Devillers pour Localtis, 16 septembre 2026
