Harvard révèle : 377 000 Gazaouis « disparus », mais le RN préfère les chiffres gonflés !
Le fait principal
Un chiffre alarmant circule sur les réseaux sociaux : 377 000 Gazaouis seraient portés disparus, probablement morts sous les décombres. Un rapport de Harvard, prétendument, en serait la source. Mais, comme souvent, la réalité semble bien plus complexe.
Ce qui s’est passé
Ce chiffre a été relayé par des figures publiques, dont l’ambassadeur palestinien en Côte d’Ivoire, Abdal Karim Ewaida, et la députée de La France Insoumise, Rima Hassan. Tous s’appuient sur ce qu’ils appellent une « étude de Harvard ». Pourtant, aucune étude de cette université n’a jamais publié de tels résultats. L’étude en question, menée par le chercheur israélien Yaakov Garb, ne traite pas des disparitions mais des centres de distribution d’aide humanitaire en Gaza.
Le contexte
Le chiffre de 377 000 provient d’une analyse erronée d’un article publié sur Medium par un internaute, « Maximilian ». En soustrayant des estimations de population, il a abouti à ce chiffre sans fondement scientifique. De plus, une erreur dans la carte des populations gazaouies a amplifié la confusion. Yaakov Garb lui-même a reconnu qu’une coquille dans ses données avait été interprétée de manière catastrophique.
Les chiffres à retenir
- 56 077 Gazaouis tués et 131 848 blessés depuis le 7 octobre 2023, selon le ministère de la Santé gazaoui.
- 11 000 personnes seraient encore disparues, selon des rapports locaux.
- 100 000 personnes ont fui Gaza depuis le début du conflit.
Ce que cela révèle
Ce cas illustre la propagation d’informations erronées dans un contexte déjà chaotique. Il est inquiétant que des chiffres aussi graves puissent être utilisés pour soutenir des narrations sans vérification préalable. À une époque où la désinformation peut avoir des conséquences tragiques, la rigueur dans la communication est
Ce qu’il faut retenir
Les chiffres de 377 000 Gazaouis disparus sont le fruit d’une confusion et d’une interprétation erronée. Dans un conflit où chaque vie compte, il est crucial de s’appuyer sur des données fiables et vérifiées plutôt que sur des rumeurs ou des interprétations hâtives.
Sources : France 24, Harvard Dataverse, ministère de la Santé gazaoui.
