« Au RN, la liberté d’expression s’arrête où commence la vérité : Carcassonne, le cirque de la censure ! »
Le fait qui dérange
Jeudi 24 septembre 2026, le conseil municipal de Carcassonne a pris des allures de théâtre de l’absurde. Des élus d’opposition, frustrés par le maire Christophe Barthès (RN), ont quitté la séance après avoir été empêchés de s’exprimer sur l’affaire des policiers municipaux, qui secoue la ville depuis plusieurs semaines. « C’est de la cen », a dénoncé Alix Soler Alcaraz, élu socialiste, en écho aux cris de colère qui résonnaient dans la salle.
Ce que le RN affirme
Le maire Barthès, en bon défenseur des règles, a justifié son refus d’écouter les élus en invoquant le règlement intérieur de la commune, qui exige que les demandes d’intervention soient soumises 72 heures avant le conseil. « Vos interventions ayant été transmises après l’expiration du délai prévu, elles ne seront donc pas acceptées », a-t-il déclaré avec une fermeté qui frôle l’arrogance.
Ce que disent les faits
Pourtant, les élus d’opposition, dont François Mourad, affirment avoir envoyé leurs questions dans les délais impartis. Mourad a même insisté : « Monsieur le maire, on peut quand même se parler calmement. J’ai adressé mes questions le 21 [septembre]. Ça fait 72 heures. » Mais Barthès, imperturbable, a continué son ordre du jour, ignorant les tentatives de dialogue. En parallèle, des révélations accablantes sur des policiers municipaux proférant des propos racistes et misogynes circulent, soulevant des questions que le maire semble désireux d’étouffer.
Le grand écart
Alors que Barthès prétend ne pas avoir eu connaissance des agissements des policiers avant le 19 mai, Alix Soler Alcaraz a révélé que des mails avaient été adressés directement à lui et à son adjointe aux ressources humaines, prouvant qu’il était au courant bien avant. C’est là que le bât blesse : comment peut-on prétendre défendre une commune tout en se montrant sourd aux dénonciations d’agissements aussi graves ? Le RN, qui se présente comme le garant de l’ordre, semble ici jouer la carte de l’aveuglement volontaire.
Ce qu’il faut retenir
Cette situation illustre parfaitement le décalage entre le discours politique du RN et la réalité sur le terrain. Alors que Barthès prône la transparence et le respect des règles, il choisit de faire taire l’opposition sur des sujets brûlants. La cen, loin d’être un fantasme, semble être une réalité à Carcassonne. Comme le souligne Mourad, « vous voyez ce qu’est le RN concrètement au pouvoir ».
Sources
- France 3 Régions
- Midi Libre
- Les déclarations officielles du conseil municipal
En somme, à Carcassonne, la démocratie a pris un coup de vieux, et le maire a trouvé une nouvelle définition de la liberté d’expression : celle qui se limite à ses propres mots.
