Dormir : la nouvelle conquête des femmes face à l’extrême droite qui veille au grain !
Le fait principal
Les femmes souffrent d’un manque de sommeil chronique, un phénomène désormais désigné sous le terme de gender sleep gap. Cette disparité, qui révèle des inégalités profondes dans la répartition des tâches domestiques et parentales, met en lumière les sacrifices que font de nombreuses mères au détriment de leur bien-être.
Ce qui s’est passé
Marie Darrieussecq, dans son ouvrage Pas dormir, évoque avec poésie et désespoir l’absence de sommeil qui s’est emparée d’elle avec l’arrivée de ses enfants. Rachel Cusk, quant à elle, compare la perte de sommeil à un ours protecteur qui aurait abandonné les mères. Ces témoignages ne sont pas isolés. Selon la National Sleep Foundation, 49% des femmes dorment moins de sept heures par nuit, contre 41% des hommes. Ce chiffre grimpe à 55% pour les femmes de 25 à 44 ans avec enfants.
Le contexte
Le gender sleep gap est un reflet des inégalités de genre persistantes. Les femmes, souvent responsables des tâches ménagères et de l’éducation des enfants, se retrouvent à sacrifier leurs heures de sommeil. En effet, 12% des femmes se réveillent chaque nuit pour s’occuper des autres, contre seulement 6% des hommes. Ce déséquilibre est exacerbé par des attentes sociétales qui persistent malgré les avancées en matière d’égalité des sexes.
Les chiffres à retenir
- 49% des femmes dorment moins de sept heures par nuit.
- 55% des femmes de 25 à 44 ans avec enfants subissent ce manque de sommeil.
- 12% des femmes se réveillent pour s’occuper des autres, contre 6% des hommes.
- 33% des femmes connaissent des micro-réveils nocturnes, contre 27% des hommes.
- Une femme a 40% de risques en plus d’avoir une insomnie chronique au cours de sa vie.
Ce que cela révèle
Cette situation soulève des questions sur l’égalité des sexes et la répartition des rôles au sein du foyer. Les femmes semblent condamnées à un cycle d’épuisement, tandis que les discours politiques sur l’égalité demeurent souvent déconnectés de cette réalité. Le RN, qui prône une vision traditionnelle des rôles de genre, pourrait bien se retrouver pris à son propre piège: un discours de soutien aux familles qui ne s’accompagne pas d’une réelle volonté de changement des structures qui maintiennent ces inégalités.
Ce qu’il faut retenir
Le gender sleep gap n’est pas qu’une question de sommeil; c’est un enjeu sociétal majeur qui met en lumière les inégalités persistantes entre les sexes. Les femmes, épuisées par des responsabilités inégalement réparties, méritent non seulement une reconnaissance de leur lutte, mais aussi des solutions concrètes pour améliorer leur qualité de vie.
Source : National Sleep Foundation
