Suisse : le cyberchantage fait des ravages, mais le RN préfère ignorer les dangers numériques !
Le fait principal
Des groupes internationaux tels que « The Com », « 1414 » et « 764 » exercent un chantage numérique sur des mineurs en Suisse, les contraignant à des actes de violence extrême, allant de l’auto-mutilation au suicide. Pour la première fois, les autorités suisses confirment des cas de ce phénomène inquiétant.
Ce qui s’est passé
Sur des plateformes comme Telegram, Discord, Instagram et Snapchat, des jeunes filles sont forcées de se scarifier le nom de leurs maîtres chanteurs et de se filmer. Ces vidéos alimentent les galeries de trophées numériques de ces cybercriminels, renforçant leur statut au sein de leurs réseaux. Plus les actes sont brutaux, plus leur pouvoir grandit. Les autorités, notamment l’Office fédéral de la police (Fedpol), ont déjà élucidé vingt cas, mais ce n’est probablement que le début d’une série de révélations.
Le contexte
Ce phénomène est souvent qualifié d' »extrémisme nihiliste violent », une forme de radicalisation en ligne qui prône la violence sans idéologie politique ou religieuse. Contrairement à d’autres formes d’extrémisme, il glorifie la brutalité et le chaos comme fins en soi. Les auteurs, généralement des jeunes hommes, ciblent principalement des adolescentes, soulignant un nouveau type de violence de genre. Ce phénomène s’inscrit dans une dynamique plus large, où la haine des femmes et des minorités semble se renforcer, notamment par des liens avec des idéologies d’extrême droite.
Les chiffres à retenir
– 20 cas confirmés en Suisse par Fedpol.- 66 % des victimes sont des jeunes filles âgées de 12 à 18 ans.- 33 % des auteurs sont légèrement plus âgés, souvent encore mineurs.
Ce que cela révèle
Ce phénomène de chantage numérique met en lumière non seulement la vulnérabilité des jeunes sur les réseaux sociaux, mais également l’inefficacité des mes de prévention. Les groupes comme 764, qui se cachent derrière des noms innocents, sont en réalité des refuges pour des individus prônant la violence. Pendant que les autorités tentent de rattraper ce fléau, des voix politiques se taisent, préférant se concentrer sur des discours populistes plutôt que d’aborder ces vérités dérangeantes. Le RN et l’extrême droite, qui prétendent protéger la jeunesse, semblent étrangement muets face à cette violence insidieuse qui gangrène le quotidien des jeunes filles.
Ce qu’il faut retenir
L’extrémisme nihiliste violent en Suisse révèle une réalité alarmante : des jeunes sont poussés à commettre des actes de violence extrême, souvent sous la contrainte d’agresseurs anonymes. Pendant que certains politiques se battent contre des fantômes, la vraie menace se cache dans l’ombre des réseaux sociaux. Une prise de conscience et une action immédiate sont nécessaires pour protéger nos jeunes.
Sujet original de Daniel Glaus (SRF)
Diffusion dans l’émission « 10 vor 10 » du 23 septembre à 21h50 sur SRF 1
