Alice, héroïne de la résistance, rappelle au RN que les colonisateurs ont un prix à payer.
Le fait principal
Dans son documentaire « Alice au pays des colons », le réalisateur Yanis Mhamdi met en lumière la lutte quotidienne d’Alice Kisiya et Alaa Nasr, deux Palestiniens confrontés à l’absurde réalité de la dépossession en Cisjordanie. Ce film, qui s’éloigne des récits spectaculaires de conflits, explore les gestes intimes et discrets de résistance face à l’occupation israélienne.
Ce qui s’est passé
Alice Kisiya, originaire de Bethléem, revient chaque jour sur des terres qui appartenaient autrefois à sa famille. Malgré ses documents de propriété et sa nationalité israélienne, elle assiste à la disparition de son héritage familial. À Madama, Alaa Nasr et les habitants de son village se retrouvent encerclés par les colonies israéliennes qui s’étendent inexorablement. Le film ne se contente pas de décrire une situation géopolitique complexe ; il montre comment cette réalité impacte directement la vie quotidienne des Palestiniens.
Le contexte
La question des colonies israéliennes en Cisjordanie n’est pas qu’une abstraction : elle est une réalité palpable. Selon l’ONU, près de 600 000 colons israéliens vivent actuellement dans des colonies illégales sur des terres palestiniennes. Ces colonies, souvent considérées comme un obstacle à la paix, continuent de croître, rendant la vie des Palestiniens de plus en plus précaire. Dans ce contexte, le documentaire de Mhamdi s’inscrit comme un cri de désespoir et de résistance.
Les chiffres à retenir
– Environ 600 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie.- Entre 2019 et 2021, le nombre de colonies a augmenté de 20 % selon des sources de l’ONU.- Plus de 200 000 Palestiniens vivent sous la menace directe de l’expansion des colonies.
Ce que cela révèle
Ce film soulève une question dérangeante : à quel moment l’exceptionnel devient-il banal ? Les gestes quotidiens de résistance d’Alice et Alaa, comme le simple fait de revenir sur une terre perdue, témoignent d’une existence étouffée par l’absurde. Pendant ce temps, le discours politique autour de la question palestinienne semble parfois se perdre dans des déclarations creuses, éloignées de la réalité vécue par des millions de personnes. Les promesses de paix et de sécurité résonnent comme des échos vides face à la montée inexorable des colonies.
Ce qu’il faut retenir
« Alice au pays des colons » est plus qu’un simple documentaire ; c’est un appel à la prise de conscience. La résistance quotidienne des Palestiniens face à la dépossession est un combat pour la mémoire et l’identité. À l’heure où les frontières entre fiction et réalité se brouillent, ce film nous rappelle que derrière chaque chiffre, il y a des vies, des histoires et une lutte pour l’existence.
Source : ONU
