Examens -Quel changement dans la notation pour le brevet et le baccalauréat en 2027 ?
Examens
Publié le 24 septembre 2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
À partir de la session 2027 des examens scolaires et professionnels, le ministère de l’Éducation nationale renforce le niveau d’attente, aux différents examens (brevet, baccalauréat, diplômes professionnels), concernant la maîtrise de la langue française. Service Public vous en dit plus sur les nouveaux barèmes.
À partir de la session 2027 des différents examens, 2 points seront désormais consacrés aux qualités rédactionnelles du candidat.
Quatre critères relevant de la maîtrise de la langue française seront pris en compte dans l’évaluation de toutes les épreuves du diplôme national de brevet (DNB), du baccalauréat et des diplômes professionnels :
- L’orthographe.
- La syntaxe/la construction des phrases.
- Le lexique.
- La mise en forme et l’organisation de la réflexion.
La notation suivra ce barème : Très insuffisant / Insuffisant / Satisfaisant / Très satisfaisant.
Le ministère de l’Éducation nationale donne les indications suivantes concernant l’application du barème :
- Un minimum de 2 points est accordé à la maîtrise de la langue dans chacune des épreuves (maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques, capacité à formuler clairement un raisonnement et à utiliser un vocabulaire juste et adapté).
- En plus de ces 2 points, un poids supérieur peut être attribué à la maîtrise de la langue selon les enseignements.
- Pour les épreuves comprenant une dimension rédactionnelle majeure : la moyenne ne peut être attribuée à une copie défaillante sur l’ensemble des aspects relatifs à la maîtrise de la langue.
- La situation particulière des candidats bénéficiant d’un aménagement ou d’adaptations en lien avec les normes orthographiques et syntaxiques est prise en compte dans l’évaluation.
- Pour les diplômes professionnels : la clarté de l’expression et l’intelligibilité des productions écrites constituent des attendus importants, en cohérence avec les exigences de communication professionnelle propres à chaque métier.
Le fait principal
À partir de la session 2027, le ministère de l’Éducation nationale va imposer un nouveau barème de notation pour le brevet et le baccalauréat, accentuant l’importance de la maîtrise de la langue française. Deux points seront désormais attribués aux qualités rédactionnelles des candidats, un changement qui pourrait redéfinir les attentes académiques.
Ce qui s’est passé
Le 24 septembre 2026, le ministère a annoncé que les épreuves du diplôme national de brevet (DNB), du baccalauréat et des diplômes professionnels seront désormais évaluées selon quatre critères : l’orthographe, la syntaxe, le lexique et l’organisation de la réflexion. Cette décision vise à renforcer les compétences linguistiques des élèves, un objectif louable, mais qui soulève quelques questions sur l’application réelle de ces nouvelles normes.
Le contexte
Dans un monde où la communication écrite est omniprésente, la maîtrise de la langue est plus cruciale que jamais. Pourtant, cette initiative s’inscrit dans un contexte où les résultats scolaires en France montrent une tendance préoccupante. Les élèves peinent à atteindre les niveaux requis, et les critiques fusent quant à la qualité de l’enseignement. Ce changement pourrait être perçu comme une tentative de masquer des lacunes persistantes dans le système éducatif, tout en faisant le jeu d’une rhétorique politique qui prône l’excellence.
Les chiffres à retenir
À partir de 2027, chaque candidat se verra attribuer un minimum de 2 points pour la maîtrise de la langue dans chaque épreuve. Cependant, pour les épreuves à forte composante rédactionnelle, une copie défaillante sur les aspects linguistiques pourrait entraîner l’échec de l’épreuve dans son ensemble. Ces nouvelles règles sont-elles réellement la solution aux problèmes d’éducation, ou ne sont-elles qu’un simple coup de peinture sur un système qui nécessite des réformes plus profondes ?
Ce que cela révèle
Ce changement de notation semble être un coup de semonce pour les élèves, mais aussi un révélateur des contradictions qui gangrènent le discours éducatif en France. Alors que le gouvernement met l’accent sur l’importance de la langue, il ne fait guère mention des conditions d’enseignement qui pourraient favoriser cette maîtrise. Le RN, qui prône souvent le retour à des valeurs « traditionnelles » et « françaises », se retrouve ici en porte-à-faux. En effet, comment défendre l’idée d’une France instruite et cultivée tout en négligeant les moyens d’y parvenir ?
Ce qu’il faut retenir
La réforme de la notation pour les examens de 2027 pourrait bien être un coup de bluff, visant à masquer les véritables défis du système éducatif français. Si la maîtrise de la langue est essentielle, elle ne pourra se concrétiser sans un véritable soutien aux enseignants et aux élèves. Une fois de plus, la rhétorique politique semble décalée par rapport à la réalité sur le terrain.
Source : Service Public / Direction de l’information légale et administrative
