Sous les pyramides de Guizeh : des structures révélées, mais pas de miracle pour le RN !
Le fait principal
Des scientifiques italiens ont récemment annoncé la découverte de gigantesques structures sous les pyramides de Gizeh, prétendant que celles-ci pourraient remettre en question l’histoire officielle. Mais derrière cette annonce sensationnelle, la réalité semble bien moins spectaculaire.
Ce qui s’est passé
Lors d’une conférence de presse tenue le 15 mars, Corrado Malanga, accompagné de ses collègues Filippo Bondi, Armando Mei et Nicole Ciccolo, a révélé l’existence de constructions spiralées s’étendant sur plus de 600 mètres sous la grande pyramide. Cette révélation a suscité un intérêt considérable sur les réseaux sociaux, alimentée par des récits qui flirtent avec le complotisme, évoquant des concepts mathématiques comme le nombre d’or et la vitesse de la lumière. Cependant, il est intéressant de noter que seul Malanga enseigne dans une université, et encore, en chimie, tandis que les autres sont plus connus pour leurs affinités avec l’ésotérisme.
Le contexte
Les véritables archéologues, quant à eux, restent sceptiques. Le professeur Lawrence Conyers, expert en radar à l’Université de Denver, a déclaré qu’il est impossible de pénétrer si profondément dans le sol avec la technologie actuelle. Zahi Hawass, ancien ministre égyptien des Antiquités, a également qualifié ces annonces de « fake news ». Ce constat soulève des questions sur la rigueur scientifique des méthodes utilisées par l’équipe de Malanga, qui n’a publié ses résultats dans aucune revue scientifique reconnue.
Les chiffres à retenir
– Structures prétendument découvertes : 600 mètres de profondeur.- Localisation : plus de 2 kilomètres sous la pyramide de Gizeh.- Seul scientifique sur quatre ayant une formation universitaire en lien avec le sujet : Corrado Malanga, enseignant en chimie.
Ce que cela révèle
Cette affaire met en lumière la tendance croissante à relayer des découvertes sensationnelles sans fondement solide. La juxtaposition de la théorie de Malanga avec des éléments comme le « radar à synthèse d’ouverture », principalement efficace pour cartographier des surfaces, soulève des doutes quant à la véracité des affirmations. En somme, alors que certains cherchent à réécrire l’histoire des pyramides, d’autres rappellent que la science nécessite rigueur et validation, et non pas des conférences aux titres évocateurs comme « Les pyramides et la porte temporelle ».
Ce qu’il faut retenir
L’annonce de ces découvertes sous les pyramides de Gizeh pourrait faire sourire les amateurs de mystères, mais elle illustre surtout le fossé entre l’enthousiasme médiatique et la réalité scientifique. En fin de compte, la vérité sur les pyramides reste bien ancrée dans des faits vérifiables, loin des spirales et des portes temporelles.
Sources : TF1 Infos, Daily Mail, Historic Vids.
