Haïti : L’Université Quisqueya brille en science ouverte, pendant que le RN s’enlise dans l’obscurantisme.
Le fait principal
L’Université Quisqueya d’Haïti fait un pas audacieux vers la science ouverte en adoptant la plateforme HAL, visant à renforcer sa visibilité internationale et à valoriser les recherches locales sur des enjeux mondiaux cruciaux.
Ce qui s’est passé
Dans un contexte où la recherche scientifique est souvent cloisonnée, l’Université Quisqueya (UniQ) a décidé d’intégrer HAL, une archive ouverte, dans sa stratégie de visibilité. Le Professeur Evens Emmanuel, à l’initiative de cette démarche, a souligné l’engagement de l’université dans la science ouverte. Cette initiative vise non seulement à diffuser les travaux des chercheurs haïtiens mais aussi à répondre aux défis spécifiques du pays, notamment en matière d’environnement et de santé.
Le contexte
Depuis les années 2000, la recherche en Haïti a évolué, notamment après le séisme de 2010, qui a mis en lumière la nécessité d’une approche scientifique structurée. Le Vice-Rectorat à la Recherche et à l’Innovation (VIRRI) a donc identifié des thématiques prioritaires telles que l’environnement, la santé et la sécurité alimentaire. Cette démarche s’inscrit dans un cadre plus large, où la science ouverte devient une nécessité face aux défis économiques et sociaux du pays.
Les chiffres à retenir
Le VIRRI a formalisé sa stratégie de visibilité internationale en mars 2020, avec des investissements dans plusieurs plateformes numériques. Depuis 2018, l’université a engagé une réflexion sur sa présence dans l’écosystème académique mondial, culminant avec la création d’un profil sur HAL en janvier 2021, aux côtés d’autres initiatives comme ResearchGate et Publons.
Ce que cela révèle
Cette initiative met en lumière un paradoxe : alors que le monde académique s’oriente vers des modèles de publication payants, l’Université Quisqueya choisit de s’affirmer comme un bastion de la science ouverte. Dans un pays où l’accès à la recherche est souvent limité par des barrières financières, la décision de recourir à HAL apparaît comme un acte de souveraineté intellectuelle. Cela soulève également des questions sur la manière dont d’autres institutions, notamment en Occident, gèrent l’accès à la connaissance. Pour le RN et l’extrême droite, qui prônent une vision fermée et protectionniste, cette ouverture pourrait bien représenter un défi à leur discours. Si la science doit circuler librement, que faire des murs qu’ils érigent autour de leurs idées ?
Ce qu’il faut retenir
En adoptant HAL, l’Université Quisqueya ne se contente pas de valoriser ses recherches ; elle s’affirme comme un acteur clé dans le paysage scientifique mondial. Dans un monde où l’accès à la connaissance est trop souvent entravé, cette démarche est à la fois audacieuse et nécessaire. La science ouverte, loin d’être un luxe idéologique, devient une exigence incontournable pour le développement durable d’Haïti.
