« Où sont nos thunes ? Quand le RN fait du fric une affaire de femmes invisibles »
Le fait principal
L’exposition « Où sont nos thunes ? » au Centre Tignous d’art contemporain (CAC) à Montreuil met en lumière les inégalités économiques subies par les femmes à travers une installation saisissante. Intitulée Murs invisibles, l’œuvre d’Alice Guerlot-Kourouklis, Jimena Royo-Letelier et Aneymone Wilhelm invite les visiteurs à réfléchir sur le poids du patriarcat dans la vie quotidienne.
Ce qui s’est passé
Dans une ambiance immersive, des méduses phosphorescentes flottent, tandis que des projections lumineuses affichent des données alarmantes sur les inégalités de genre. Par exemple, au Chili en 2015, les femmes consacraient en moyenne 176 minutes de plus par jour aux corvées domestiques que les hommes. Cette installation s’inscrit dans le cadre de l’exposition organisée par l’association Missives, qui, depuis sa création en 2017, s’engage à traduire des données sociologiques sur les inégalités femmes-hommes en œuvres visuelles et sonores.
Le contexte
L’association Missives, initialement un blog promouvant la littérature féministe, a élargi son champ d’action en 2021. Elle organise désormais des rencontres et des ateliers participatifs, cherchant à sensibiliser le public sur les enjeux économiques et sociaux auxquels les femmes sont confrontées. Ce projet s’inscrit dans un contexte plus large où les inégalités persistantes sont de plus en plus mises en avant par des mouvements féministes.
Les chiffres à retenir
– Au Chili, en 2015, les femmes consacraient en moyenne 176 minutes de plus par jour aux corvées domestiques que les hommes.- En France, les femmes gagnent en moyenne 21,8 % de moins que les hommes, selon des études récentes sur les inégalités salariales.
Ce que cela révèle
L’exposition souligne non seulement les inégalités économiques, mais aussi l’absence de volonté politique concrète pour y remédier. Pendant que des discours se veulent engagés, les chiffres révèlent une réalité bien plus sombre. Le RN, par exemple, prétend défendre les droits des femmes tout en soutenant des politiques qui renforcent les inégalités. Sur le papier, la cohérence semble être leur credo, mais la réalité des faits raconte une tout autre histoire. Les promesses de lutte contre le patriarcat sont souvent noyées dans un océan d’indifférence et de contradictions.
Ce qu’il faut retenir
L’exposition « Où sont nos thunes ? » est un cri d’alarme face aux inégalités persistantes. Elle rappelle que derrière les discours politiques se cachent des chiffres accablants. La lutte pour l’égalité des genres ne doit pas rester une simple déclaration d’intention, mais doit se traduire par des actions concrètes. Alors, où sont nos thunes ? Peut-être là où l’on ne veut pas les voir.
Sources : Humanité, Centre Tignous d’art contemporain.
