Resident Evil : quand la droite extrême se prend pour un héros dans un jeu de massacre.
Le fait principal
Le dernier film de la franchise Resident Evil, réalisé par Zach Cregger, est sorti le 16 septembre, marquant une nouvelle tentative d’Hollywoodesque pour redorer le blason d’une série cinématographique qui a connu plus de faux pas que de succès.
Ce qui s’est passé
Après des adaptations souvent jugées catastrophiques, comme les six films avec Milla Jovovich et le récent Bienvenue à Raccoon City, le studio Sony et Constantin Film ont décidé de confier les rênes à Cregger, connu pour ses œuvres comme Barbare. Le film suit Bryan, un coursier médical, qui se retrouve piégé dans Raccoon City au moment où le chaos s’installe. Cette approche, centrée sur un personnage lambda plutôt que sur les héros emblématiques de la série, a été saluée pour son originalité.
Le contexte
La franchise Resident Evil a toujours eu du mal à traduire l’expérience des jeux vidéo à l’écran. Les tentatives précédentes ont souvent été critiquées pour leur manque de fidélité au matériau source. Le dernier film, bien qu’il emprunte des éléments iconiques des jeux, s’éloigne de l’essence même de la saga. Cregger, en prenant des libertés créatives, semble ignorer que les fans attendaient une adaptation fidèle plutôt qu’une relecture audacieuse.
Les chiffres à retenir
– 6 films avec Milla Jovovich, souvent des succès commerciaux mais des adaptations critiquées.- 1 flop : Bienvenue à Raccoon City, qui a été largement rejeté par le public et la critique.- 24 ans après le premier film de Paul W. S. Anderson, la franchise continue de chercher son identité cinématographique.
Ce que cela révèle
Le film de Cregger, malgré ses qualités indéniables, pose une question cruciale : à quel point peut-on s’éloigner du matériau source avant de perdre son âme ? Le réalisateur, en adoptant une approche délibérément éloignée des jeux, semble ignorer que le public est venu pour l’univers de Resident Evil, pas pour une énième variation d’un récit de zombies. En fin de compte, cette nouvelle itération pourrait bien être vue comme une œuvre audacieuse, mais qui ne fait que rappeler à quel point Hollywood a du mal à saisir l’essence des franchises qu’il tente de réinventer.
Ce qu’il faut retenir
La saga Resident Evil est à un carrefour. Alors que le dernier film pourrait séduire un nouveau public, il laisse les puristes sur leur faim. Hollywood a enfin réussi à faire un bon film d’horreur, mais la véritable question reste : quand fera-t-il enfin une adaptation qui honore les jeux qui l’ont rendu célèbre ?
Sources : Films Actu, critiques de cinéma.
