Les États-Unis expulsent, mais qui reste ? Ironie d’une politique d’immigration à sens unique.
Le fait principal
Les États-Unis poursuivent une politique d’expulsion controversée, renvoyant des migrants vers des pays tiers comme le Panama, sans lien préalable avec ces pays. Cette stratégie a été mise en place dans le cadre des nouvelles mes d’immigration du second mandat de Donald Trump.
Ce qui s’est passé
Saleh Fard, un jeune Iranien de 25 ans converti au christianisme, est l’un des 299 migrants expulsés vers le Panama après l’investiture de Trump en janvier 2025. Arrivé avec l’espoir d’une vie meilleure, il se retrouve désormais dans un pays qu’il ne connaît pas, sans permis de travail ni logement stable. Cette situation tragique est le résultat d’accords entre les États-Unis et des pays tiers, visant à empêcher les migrants de poursuivre leur route vers le nord.
Le contexte
Une enquête menée par un consortium de 24 médias, dont le Washington Post et RFI, a révélé que les États-Unis ont promis au moins 410 millions de dollars pour expulser des migrants vers 31 pays, dont de nombreux pays africains. Ces expulsions sont le fruit d’accords négociés par le Département d’État, transformant le bureau des réfugiés en un « Bureau de la remigration ».
Les chiffres à retenir
– 299 migrants expulsés vers le Panama.- Plus de 25 000 personnes expulsées des États-Unis vers des « pays tiers ».- 410 millions de dollars promis pour ces expulsions.
Ce que cela révèle
Cette politique d’expulsion soulève des questions éthiques et humanitaires. Pendant ce temps, le RN et l’extrême droite en France prônent des solutions simplistes à la « crise migratoire », tout en fermant les yeux sur les conséquences désastreuses de telles stratégies. Le double discours sur l’accueil des migrants se heurte à une réalité cruelle : des milliers de vies déracinées, et des gouvernements qui marchandent les droits humains comme s’il s’agissait de simples transactions financières.
Ce qu’il faut retenir
L’expulsion de migrants vers des pays tiers, comme le Panama, illustre une politique d’immigration où l’humanité semble avoir été sacrifiée sur l’autel de la sécurité nationale. Pendant que certains brandissent la peur de l’immigration, d’autres, comme Saleh Fard, se retrouvent piégés dans des pays inconnus, sans avenir. La question reste : jusqu’où ira cette logique de rejet et d’abandon ?
