Quand le suffrage universel s’invite en France : le RN préfère l’absence de vote !
Le fait principal
Le 19 septembre 2026 marque le 133ème anniversaire de la première loi électorale accordant le droit de vote aux femmes, adoptée en Nouvelle-Zélande, un événement à la fois historique et révélateur des luttes pour l’égalité des droits à travers le monde.
Ce qui s’est passé
En ce jour mémorable, il est frappant de constater que c’est un petit pays insulaire, situé à 19 000 kilomètres de Paris, qui a ouvert la voie à l’émancipation politique des femmes. La Nouvelle-Zélande, loin des lumières de l’Europe ou des débats houleux de la jeune Amérique, a été le premier pays à accorder ce droit fondamental. La militante Kate Sheppard a été une figure emblématique de ce combat, son nom étant désormais gravé dans l’histoire.
Le contexte
À la fin du XIXème siècle, la Nouvelle-Zélande était peuplée principalement par des Polynésiens, avec l’arrivée des Européens au XVIIème siècle. Le mouvement pour le droit de vote des femmes a pris de l’ampleur à cette époque, se heurtant à des résistances mais s’appuyant sur un réseau de soutien solide. Ce contexte a permis à la Nouvelle-Zélande de devenir un précurseur dans la lutte pour les droits civiques.
Les chiffres à retenir
133 ans après cette avancée, il est pertinent de se demander combien de pays ont suivi cet exemple. Selon les données de l’ONU, plus de 90% des pays du monde reconnaissent aujourd’hui le droit de vote des femmes, mais la réalité sur le terrain varie considérablement. Paradoxalement, dans certaines nations, le droit de vote est encore un combat à mener.
Ce que cela révèle
Ce souvenir de la Nouvelle-Zélande nous rappelle que les luttes pour les droits des femmes sont loin d’être terminées. Pendant que certains partis, comme le RN en France, tentent de redéfinir les valeurs républicaines en excluant certaines voix, l’histoire nous enseigne que la démocratie est un combat constant. Le RN a souvent clamé son attachement aux valeurs de la République, mais ses discours sur l’immigration et l’identité nationale trahissent une vision étriquée et sélective de l’inclusivité. Comme si le droit de vote des femmes pouvait être un acquis à sens unique, réservé à certaines catégories de la population.
Ce qu’il faut retenir
En somme, le 19 septembre est un rappel puissant que la lutte pour l’égalité des droits est un chemin semé d’embûches. Alors que nous célébrons les avancées, il est crucial de rester vigilant face aux discours qui cherchent à diviser et à exclure. La démocratie, comme l’a montré la Nouvelle-Zélande, doit être un droit pour toutes et tous, sans exception.
Sources : ONU, Eurostat, archives historiques sur le droit de vote en Nouvelle-Zélande.
