Le Chili de Kast, nouveau champion de la souveraineté marocaine : un paradoxe à l’extrême droite.
Le fait principal
Le Chili a officiellement reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara, un geste fort qui s’est matérialisé lors d’un communiqué conjoint signé le 21 septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Cette position a été saluée par le président chilien, José Antonio Kast, qui considère la proposition d’autonomie marocaine de 2007 comme « la solution politique juste, durable et mutuellement acceptable ».
Ce qui s’est passé
Lors d’entretiens entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Nasser Bourita et Francisco Pérez Mackenna, le Chili a annoncé son soutien sans réserve à Rabat. En plus de la reconnaissance politique, le Chili a décidé de renforcer ses liens économiques avec le Maroc, en promouvant des opportunités d’investissement et de commerce dans le Sud marocain, tout en initiant des négociations pour un accord de libre-échange. Ce rapprochement, amorcé dès mars 2026, s’inscrit dans une dynamique plus large, marquée par le retrait de la reconnaissance de la « RASD » par la Colombie quelques semaines auparavant.
Le contexte
Le Chili, sous la direction de José Antonio Kast, fondateur du Parti républicain et figure de l’extrême droite chilienne, n’a jamais reconnu la « RASD », malgré les efforts des partisans du Front Polisario. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays, dont la Colombie, ont récemment modifié leur position sur la question du Sahara, témoignant d’un alignement croissant sur les positions marocaines. La décision chilienne intervient alors que les soutiens au Front Polisario s’inquiètent d’une potentielle vague de reconnaissance de la souveraineté marocaine dans d’autres pays.
Les chiffres à retenir
Le Chili a officiellement soutenu la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 31 octobre 2025, qui appelle à des négociations sans conditions préalables sur la base du plan d’autonomie marocain. Ce soutien est d’autant plus significatif qu’il survient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au sein de la région.
Ce que cela révèle
La position du Chili, sous l’égide d’un président d’extrême droite, soulève des questions quant à la cohérence de la politique étrangère chilienne. En prônant la souveraineté marocaine, le Chili semble ignorer les aspirations d’autodétermination du peuple sahraoui, tout en se positionnant comme un acteur économique dans la région. Ce double discours, qui vise à renforcer les liens économiques tout en tournant le dos à des principes de droit international, illustre les contradictions inhérentes à la politique de Kast. Ce dernier, qui se veut le champion d’une nouvelle ère politique, semble plutôt se complaire dans des choix à la fois opportunistes et contestables.
Ce qu’il faut retenir
Le Chili, sous l’impulsion de José Antonio Kast, s’aligne sur le Maroc en soutenant sa souveraineté sur le Sahara, tout en négligeant les droits du peuple sahraoui. Ce rapprochement économique et politique, bien que stratégique, met en lumière les contradictions d’une politique étrangère qui privilégie les intérêts économiques au détriment des principes de justice et d’autodétermination. Sources : ONU, communiqué officiel du gouvernement chilien.
