À l’ONU, les jeunes réclament une vraie place à la table : le RN préfère les chaises vides !
Le fait principal
Lors de la Journée internationale de la paix, l’ambassadrice de bonne volonté du HCR, Mary Maker, a interpellé l’ONU sur l’urgence de donner aux jeunes touchés par les conflits une véritable voix au lieu d’une simple place symbolique à la table des décideurs.
Ce qui s’est passé
Mary Maker, ancienne réfugiée du camp de Kakuma au Kenya, a partagé son expérience lors d’un « Cercle de paix intergénérationnel » à New York. Elle a révélé qu’après près de deux décennies dans le camp, elle a découvert l’existence de plus de 70 organisations y intervenant, sans jamais en avoir entendu parler. Sa déclaration : « Avant d’investir de l’argent en moi, écoutez-moi », a résonné comme un cri du cœur face à l’invisibilité des bénéficiaires dans les programmes d’aide.
Le contexte
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de crises multiples, où des millions de jeunes sont privés d’éducation et d’opportunités à cause des guerres et des déplacements. Les objectifs de développement durable (ODD), censés réduire la pauvreté et les inégalités d’ici 2030, semblent de plus en plus inaccessibles. L’ONU a lancé une campagne appelée « Écoutez-nous. Agissez maintenant pour un monde pacifique », mais les jeunes veulent plus que des promesses.
Les chiffres à retenir
– Plus de 70 organisations sont présentes dans le camp de Kakuma, mais peu de réfugiés en connaissent les actions.- Les ODD visent à réduire la pauvreté et les inégalités d’ici 2030, mais les progrès sont jugés « très loin d’être sur la bonne voie » selon António Guterres.
Ce que cela révèle
Le discours de Mary Maker met en lumière un paradoxe : les jeunes sont souvent invités à la table des discussions, mais leurs opinions sont rarement prises en compte. Les promesses des gouvernements et des organisations internationales semblent se heurter à une réalité où l’argent destiné aux jeunes est dépensé sans leur consultation. Cela rappelle amèrement que les belles paroles ne suffisent pas. L’ironie est frappante : alors que l’on parle d’inclusion, les véritables acteurs de la paix sont souvent laissés dans l’ombre.
Ce qu’il faut retenir
Pour construire un avenir pacifique, il est impératif d’écouter ceux qui vivent les conflits. Offrir une simple chaise à la table ne suffit pas ; il est temps de céder une part de la conversation aux jeunes. Les promesses doivent être suivies d’actions concrètes, sinon elles ne seront que des mots vides. Source : ONU Info
