Mariani, l’ami discret du Kremlin : quand le RN joue les messagers en Géorgie !
Le fait principal
Le député européen Thierry Mariani, figure emblématique du Rassemblement National (RN), est accusé de jouer un rôle dans la diffusion de la propagande pro-Kremlin en Géorgie, en se faisant le porte-voix d’un régime qui s’éloigne de l’Occident.
Ce qui s’est passé
Mariani, connu pour ses interventions régulières sur la chaîne géorgienne IMEDI, a récemment pris la défense de cette télévision sous sanctions britanniques, accusée de relayer des informations biaisées. En mars, il a dénoncé l’Union européenne comme étant « totalitaire » pour avoir interdit l’accès à IMEDI au Parlement européen. Lors d’une résolution adoptée par l’Assemblée nationale française condamnant la dérive autoritaire du gouvernement géorgien, il a qualifié cette démarche d' »ingérence » dans les affaires intérieures du pays.
Le contexte
La Géorgie, traditionnellement pro-européenne, a connu un virage inquiétant vers des politiques inspirées par le Kremlin, surtout après le début de la guerre en Ukraine. Des lois récentes ont affaibli la presse indépendante, une situation dénoncée par des observateurs internationaux. Le pays, désormais sous l’influence d’un gouvernement de plus en plus autoritaire, voit sa liberté de la presse menacée, un fait que Thierry Mariani semble ignorer, préférant critiquer l’UE.
Les chiffres à retenir
Selon Reporters sans frontières, la Géorgie a chuté dans le classement mondial de la liberté de la presse ces dernières années, illustrant la gravité de la situation. Les médias géorgiens ne sont plus totalement libres, une réalité que Mariani semble minimiser dans ses discours.
Ce que cela révèle
Le double discours de Thierry Mariani est frappant. D’un côté, il critique l’UE pour son ingérence, tout en soutenant un gouvernement géorgien qui, lui, s’acoquine avec le Kremlin. Ses interventions sur des médias russes, souvent interdits en Europe, soulignent une tendance inquiétante : celle d’une extrême droite qui, au nom de la liberté d’expression, semble défendre des régimes autoritaires. Mariani se pose en défenseur des libertés, mais ses actes trahissent une complicité avec des discours à tendance pro-russe, révélant ainsi une contradiction criante.
Ce qu’il faut retenir
Thierry Mariani, en se posant en critique de l’UE et en soutenant des régimes autoritaires, incarne une nouvelle forme de populisme qui flirte avec les idées du Kremlin. Son discours, bien que séduisant pour certains, cache une réalité troublante : celle d’une extrême droite qui, sous couvert de liberté, pourrait bien devenir le vecteur de l’influence russe en Europe de l’Est.
Source : Franceinfo
