La Russie, championne des drones : des aéroports pour bombarder l’Ukraine, et après ?
Le fait principal
Les drones Shahed-136, fabriqués en Iran et utilisés par la Russie, continuent de frapper les villes ukrainiennes, tandis que le Kremlin construit des infrastructures spécifiques pour intensifier ces attaques. En une nuit, 546 de ces drones ont été lancés sur l’ouest de l’Ukraine, selon le ministère ukrainien de la Défense.
Ce qui s’est passé
Alors que des pourparlers de paix entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky semblent à l’horizon, les drones Shahed-136, surnommés « Geran-2 » par les Russes, continuent de semer la terreur. Utilisés depuis octobre 2022, ces drones sont à la fois peu coûteux et faciles à déployer, ce qui en fait une arme redoutable pour Moscou.
Le contexte
Depuis le début de l’année 2023, la production de Shahed-136 a été relocalisée en Russie, où le drone est fabriqué sous le nom de « Geran-2 ». Selon le Centre for Strategic and International Studies (CSIS), la cadence des lancements a explosé, passant de 200 par semaine en 2024 à plus de 1 000 en 2025. Les infrastructures de lancement se multiplient le long des frontières russes, notamment à la base de Tsimbulova, qui permet le lancement simultané de 14 drones.
Les chiffres à retenir
- 546 drones lancés en une nuit sur l’ouest de l’Ukraine.
- Coût unitaire d’un drone Shahed-136 : entre 20 000 et 50 000 dollars.
- Coût d’un missile Iskander K : entre 1 et 2 millions de dollars.
- Production de drones Shahed-136 en Russie : plus de 1 000 par semaine en 2025.
Ce que cela révèle
La stratégie russe repose sur la saturation des défenses ukrainiennes. En multipliant les lancements, Moscou espère submerger les systèmes anti-aériens ukrainiens, qui parviennent à intercepter 75 % des drones. Un analyste décrit cette tactique comme une manière de « cartographier » les réseaux de défense ukrainiens, les rendant vulnérables aux frappes de missiles. Les scènes d’ukrainiens se réfugiant dans des stations de métro rappellent le Blitz de Londres, mais avec une touche moderne : une menace qui ne connaît ni trêve ni diplomatie.
Ce qu’il faut retenir
Alors que la Russie intensifie ses attaques à l’aide de drones Shahed, les civils ukrainiens vivent dans la peur constante. Les infrastructures militaires russes, bien que visibles grâce aux images satellites, restent des cibles difficiles à atteindre. La guerre continue de faire rage, et les pourparlers de paix semblent encore loin d’être une réalité.
Sources : Ministère ukrainien de la Défense, Centre for Strategic and International Studies (CSIS).
