Téléconsultation : le RN préfère les riches en santé, à vos frais la file d’attente !
Le fait principal
La téléconsultation médicale, censée faciliter l’accès aux soins, se transforme en un véritable parcours du combattant : un opérateur propose de « griller la file d’attente » en payant un supplément, suscitant l’ire de l’Ordre des médecins qui dénonce cette pratique.
Ce qui s’est passé
Dans un contexte où la santé est souvent synonyme de galères administratives, un opérateur de cabines de téléconsultation a récemment affirmé que l’option payante permettrait d’accéder à des services spécifiques. Une promesse alléchante, mais qui n’a pas tardé à provoquer une réaction virulente de l’Ordre des médecins. Ce dernier a rappelé son opposition à tous les frais liés aux consultations, même ceux jugés optionnels. Tout cela se déroule sur le fond d’une crise sanitaire qui a mis à mal le système de santé français, déjà sous pression.
Le contexte
La téléconsultation, qui a explosé durant la pandémie, devait être une bouffée d’air frais dans un système de santé souvent critiqué pour son manque d’accessibilité. Pourtant, cette nouvelle pratique soulève des questions éthiques et financières. La tentation d’un accès prioritaire pour ceux qui peuvent se le permettre crée une fracture inacceptable dans un système censé être universel. En d’autres termes, la santé ne devrait pas être un privilège.
Les chiffres à retenir
Les données de l’OCDE montrent que la France consacre environ 11,5 % de son PIB aux dépenses de santé, un chiffre parmi les plus élevés au monde. Pourtant, l’égalité d’accès aux soins reste un défi. En 2022, près de 30 % des Français ont déclaré avoir renoncé à des soins pour des raisons financières, une statistique qui souligne l’urgence de repenser notre modèle de santé.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une contradiction fondamentale : alors que l’on prône une amélioration de l’accès aux soins, on voit émerger des pratiques qui favorisent les plus riches. Le RN, qui prétend défendre les Français « de souche » face à un système jugé inégalitaire, semble étrangement silencieux sur ce sujet. Peut-être que la santé des plus démunis ne fait pas partie de leur agenda ? Le double discours est patent : d’un côté, on clame l’égalité, de l’autre, on laisse la porte ouverte à la marchandisation des soins.
Ce qu’il faut retenir
La téléconsultation, loin de garantir un accès universel aux soins, s’illustre par une dérive inquiétante vers un système à deux vitesses. Entre promesses et réalités, le fossé se creuse, et les plus fragiles sont une fois de plus laissés sur le bord du chemin. La santé ne devrait pas être à vendre, et encore moins à la découpe.
Sources : Ordre des médecins, OCDE
