Les promesses de formation du RN : quand l’expertise se heurte à l’ignorance crasse.
Le fait principal
La question de la redondance des données dans l’enseignement supérieur français refait surface, alors que des acteurs de l’éducation s’interrogent sur l’efficacité des systèmes d’information en place. Une récente demande d’éclaircissement sur les « Actions de formation » (AF) a mis en lumière les incohérences entre les fichiers de données à l’échelle nationale et régionale.
Ce qui s’est passé
Le 12 juin, Armelle, une utilisatrice des données ouvertes d’Onisep, a posé une question pertinente : quelles informations sont redondantes entre les fichiers nationaux et régionaux concernant les AF ? La réponse du fournisseur de données a révélé que les AF, bien que décrites de manière similaire dans différentes bases, souffrent d’un manque de clarté dans leur utilisation. Les 19 jeux de données régionaux en Lhéo XML sont plus techniques, tandis que les 3 jeux linéaires par univers sont conçus pour un public plus large. Mais au fond, cette complexité soulève une question : pourquoi tant de formats pour des données qui devraient être simples à comprendre ?
Le contexte
Dans un monde où l’accès à l’information est censé être transparent et efficace, la gestion des données dans l’enseignement supérieur français semble être un véritable casse-tête. Les AF, qui représentent les formations mises en œuvre par les établissements, sont censées être accessibles à tous. Pourtant, la multiplicité des formats et des périmètres complique leur utilisation. Les utilisateurs potentiels se retrouvent souvent perdus dans un labyrinthe de chiffres et de colonnes qui semblent plus destinés à des spécialistes qu’à des étudiants en quête d’informations simples.
Les chiffres à retenir
Il existe 19 jeux de données régionales en Lhéo XML et 3 jeux linéaires par univers. Ces derniers sont conçus pour une visualisation en ligne et permettent des tris par facettes, mais attention : les AF sans niveau de sortie n’apparaissent dans aucun de ces jeux. Un véritable paradoxe dans un système qui se veut inclusif.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière l’inefficacité d’un système qui, sur le papier, promet de simplifier l’accès à l’éducation. Les promesses de transparence et d’efficacité se heurtent à une réalité où la complexité des formats rend l’information difficilement accessible. En somme, le discours institutionnel sur l’égalité des chances et l’accès à l’éducation se retrouve entaché par des données qui devraient, pourtant, être un outil d’émancipation. Les acteurs politiques, notamment ceux du RN, qui prônent la simplification administrative, devraient peut-être se pencher sur leur propre discours face à cette réalité complexe. À moins que la complexité serve à masquer d’autres vérités ?
Ce qu’il faut retenir
La gestion des données dans l’enseignement supérieur français est un exemple frappant de la dissonance entre les discours d’accessibilité et la réalité. Les multiples formats de données, loin de simplifier l’accès à l’information, semblent créer plus de confusion qu’autre chose. Une situation qui appelle à une réflexion sérieuse sur la manière dont nous gérons l’information vitale pour nos étudiants.
Source : Onisep
