Arles : Quand les opposants à la THT unissent leurs forces, le RN reste sur la touche !
Le fait principal
Ce samedi 19 septembre, jusqu’à 2 000 opposants se rassembleront dans le Théâtre antique d’Arles pour contester le projet de ligne aérienne à Haute Tension (THT) reliant Jonquières-Saint-Vincent à Fos-sur-Mer. Un front uni, allant de l’extrême gauche à l’extrême droite, exige que l’État explore des alternatives moins nuisibles.
Ce qui s’est passé
Le Collectif 13/30 THT, regroupant 34 associations locales, promet un « front du refus totalement inédit ». Ce rassemblement se présente comme une dernière chance avant la publication imminente de la Déclaration d’Utilité Publique, qui pourrait survenir dès octobre, après les élections sénatoriales. Les participants incluront des agriculteurs, des écologistes, des élus et des citoyens, tous préoccupés par les conséquences environnementales et sociales du projet.
Le contexte
La ligne THT, longue de 65 kilomètres et reposant sur 145 pylônes, est conçue pour transporter de l’électricité depuis les centrales nucléaires du Rhône vers les industriels de Fos-sur-Mer. Cependant, les opposants soulignent que ce projet menace non seulement l’environnement, mais aussi les emplois dans des secteurs comme l’agriculture et le tourisme. Jean-Luc Moya, porte-parole du collectif, insiste sur l’absurdité de voir des syndicats agricoles et des militants écologistes se battre sur la même ligne.
Les chiffres à retenir
- 2 000 opposants attendus à Arles.
- 145 pylônes de 40 à 60 mètres de hauteur.
- Mise en service prévue autour de 2030.
- 46 000 emplois concernés, tant dans l’industrie que dans l’agriculture.
Ce que cela révèle
Ce projet illustre une tension palpable entre le besoin de décarbonation et la protection des territoires. Pendant qu’Emmanuel Macron déclare que la ligne THT est « nécessaire » pour donner de la visibilité aux industriels, les habitants de la Camargue se demandent si leur culture et leur environnement doivent être sacrifiés sur l’autel du progrès. Les promesses de décarbonation semblent plus préoccupantes que la réalité des emplois et des écosystèmes menacés.
Ce qu’il faut retenir
Le rassemblement d’Arles représente une coalition inédite contre un projet controversé, révélant les fractures entre intérêts industriels et protection de l’environnement. Alors que l’État persiste à avancer, les voix s’élèvent pour exiger une véritable négociation sur l’avenir énergétique de la région.
Source : France 3 Provence-Alpes
