Ghazal promet de mettre fin aux « enchères à l’aveugle » : un plan pour la propriété ou un mirage ?
Le fait principal
(Saint-Hyacinthe) Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire (QS), souhaite mettre fin à la surchauffe immobilière en réglementant le secteur du courtage. Elle propose d’exiger la divulgation des offres d’achat et de plafonner les commissions des courtiers à la valeur initiale des ventes.
Ce qui s’est passé
Lors d’un point de presse à Saint-Hyacinthe, Ghazal a souligné que « la pression sur les acheteurs est de plus en plus importante ». Son parti vise à mettre fin aux « enchères à l’aveugle », en rendant obligatoire la divulgation des promesses d’achat sur une même propriété. Cette me avait été proposée par le député Andrés Fontecilla en 2024, mais rejetée par la ministre de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, qui craignait un impact économique négatif sur les ménages.
Le contexte
Le marché immobilier québécois est en pleine effervescence, exacerbant la pression sur les acheteurs, notamment les jeunes et les familles. Les critiques de QS soulignent que le système actuel favorise la spéculation et les hausses de prix démesurées, tandis que les courtiers bénéficient d’un système de commissions qui les incite à faire grimper les offres. Ghazal a rétorqué que la transparence est essentielle pour rétablir l’équilibre sur le marché.
Les chiffres à retenir
Actuellement, Québec solidaire ne récolte que 9 % des intentions de vote, tandis que le Parti québécois dispose d’une confortable avance avec 39 % des votes projetés, selon la plateforme de sondage Qc125.
Ce que cela révèle
La proposition de Ghazal met en lumière les contradictions du système actuel. Alors que certains politiciens prônent la loi du marché, ils semblent ignorer que cette même loi favorise la spéculation au détriment des ménages. Le discours de la ministre Duranceau, qui dépeint la transparence comme une menace économique, soulève des interrogations sur les intérêts qu’elle défend.
Ce qu’il faut retenir
Ruba Ghazal et Québec solidaire tentent de réformer un marché immobilier jugé injuste. Leur projet de loi pourrait apporter une bouffée d’air frais dans un secteur en proie à la spéculation, mais la route vers une réelle transformation semble semée d’embûches, notamment face à un paysage politique où la transparence est souvent synonyme de menace pour les intérêts établis.
Source : La Presse
