L’Église à Briançon : quand la solidarité avec les migrants fait rougir le RN de honte.
Le fait principal
Sur les hauteurs de Briançon, un foyer pour migrants, géré par l’association Refuges solidaires, continue de faire face à un afflux croissant d’exilés, malgré un contexte de durcissement des contrôles aux frontières. En ce début septembre, environ 35 personnes par jour y trouvent refuge, témoignant d’une réalité migratoire complexe et souvent ignorée.
Ce qui s’est passé
À une dizaine de kilomètres de la frontière italienne, un groupe de migrants transporte une photocopieuse, « qui n’a pas servi depuis quatre ans », chinée par des bénévoles. Ces hommes et femmes, ayant risqué leur vie pour traverser les Alpes depuis Claviere, se retrouvent à Briançon, où le foyer accueille plus de 5 000 exilés chaque année depuis 2017. Pauline Duhault, salariée de l’association, souligne que « le calme apparent ne doit pas masquer la réalité de la situation migratoire », alors que des tentes de Médecins sans frontières s’installent pour pallier le manque de places.
Le contexte
La situation à Briançon s’inscrit dans un cadre plus large de tensions migratoires en Europe. Le durcissement des contrôles à la frontière, notamment depuis l’entrée en vigueur de nouvelles mes, a exacerbé les difficultés pour les migrants. La France, sous la pression de l’extrême droite, cherche à renforcer ses politiques d’immigration, tout en affichant une façade humanitaire qui semble se fisr.
Les chiffres à retenir
– Environ 35 personnes par jour accueillies à Refuges solidaires.- Plus de 5 000 exilés accueillis chaque année depuis 2017.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière les contradictions des discours politiques. Alors que le RN et d’autres forces de droite prônent une politique d’immigration stricte, les réalités sur le terrain témoignent d’une humanité souvent négligée. Les promesses de sécurité et de contrôle se heurtent à une réalité où des vies sont en jeu. La rhétorique sécuritaire ne fait que masquer une inaction face à des drames humains. En d’autres termes, le discours politique se veut cohérent, mais les faits racontent une tout autre histoire.
Ce qu’il faut retenir
À Briançon, l’Église et les associations font office de veilleuses dans une nuit migratoire de plus en plus sombre. Les chiffres sont là, et ils racontent une histoire de solidarité face à l’indifférence. Dans un contexte où la politique se polarise, il est crucial de rappeler que derrière chaque chiffre se cache une vie, une histoire, une quête de dignité.
Sources : Refuges solidaires, Médecins sans frontières.
