Milliard veut bâtir en bois, mais Duhaime préfère les canons de l’extrême droite !
Le fait principal
(Dolbeau-Mistassini) Le chef libéral Charles Milliard a exposé son projet ambitieux de construction en bois, souhaitant des CPE, des écoles et des logements en bois. Lors d’une conférence de presse, il a également profité de l’occasion pour critiquer son adversaire Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ).
Ce qui s’est passé
« Je vous dirais que le Parti conservateur du Québec veut un peu une coupe à blanc et la Coalition avenir Québec [aussi], bien on va ramasser leur bois mort parce qu’ils ont essayé de passer un sapin aux Québécois », a déclaré M. Milliard, en référence aux échecs des deux partis en matière de gestion forestière. Devant un parterre d’élus municipaux et de militants, il a rappelé les critiques acerbes qui ont suivi la tentative de la Coalition d’introduire un nouveau régime forestier, finalement abandonné après un tollé général.
Milliard n’a pas épargné Maïté Blanchette Vézina, qu’il a désignée comme l’architecte de ce fiasco, ayant quitté la CAQ pour rejoindre le PCQ après une série de revers. « L’ancienne ministre responsable de la Forêt a quitté la CAQ pour rejoindre le Parti conservateur. La CAQ n’a pas livré, le PCQ récupère celle qui n’a pas livré », a-t-il ironisé.
Le contexte
La question forestière, souvent négligée dans les centres urbains, est cruciale pour les régions comme le Lac-Saint-Jean ou la Gaspésie, où l’avenir de l’industrie forestière préoccupe les citoyens. Milliard a mis en avant ses ambitions de réformer la gestion des ressources forestières, tout en critiquant la gestion actuelle des partis rivaux. Ses propositions incluent l’adoption d’un nouveau régime forestier un an après une éventuelle victoire libérale, le maintien d’une cible de 30 % d’aires protégées, et l’encouragement à utiliser le bois québécois dans les constructions publiques.
Les chiffres à retenir
- 30 % d’aires protégées : objectif maintenu par Milliard.
- Un nouveau régime forestier proposé un an après l’élection d’un gouvernement libéral.
Ce que cela révèle
Les déclarations de Milliard révèlent une volonté de se positionner comme le champion de la forêt, tout en faisant feu de tout bois contre ses adversaires. Pourtant, cette stratégie semble plus une manœuvre politique qu’un véritable plan d’action, surtout lorsque l’on considère le manque de candidats locaux dans sa circonscription, où quatre des cinq candidats libéraux sont des parachutés de Montréal. Ce choix pourrait bien illustrer une déconnexion entre les dirigeants libéraux et les réalités des électeurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Ce qu’il faut retenir
Charles Milliard veut faire du bois le matériau de choix des constructions publiques au Québec, tout en s’attaquant à la gestion forestière de ses rivaux. Mais derrière les belles promesses se cache une réalité politique complexe, où les libéraux doivent prouver qu’ils peuvent réellement répondre aux attentes des citoyens, et non pas simplement jouer à la guerre des mots.
Sources : La Presse
