Slow Up à Huningue : 60 000 cyclistes unis, pendant que le RN prône les frontières !
Le fait principal
Le 20 septembre, plus de 60 000 cyclistes ont envahi la région des Trois frontières lors du Slow Up Basel Dreiland, un événement convivial qui a transformé les routes en pistes de vélo, de roller et de trottinette, tout en fermant la circulation motorisée.
Ce qui s’est passé
Dès la fin de la matinée, les vélos ont envahi Huningue, où la place Abbatucci s’est animée avec des stands de restauration, des spectacles et des activités ludiques comme la pêche aux canards. Le parcours, qui comptait six traversées du Rhin et neuf passages de frontières, a permis aux participants de redécouvrir la région sous un jour festif et sportif. L’événement a été une occasion de célébrer la mobilité douce et le partage entre les nations, loin des discours politiques souvent teintés de division.
Le contexte
Le Slow Up Basel Dreiland s’inscrit dans une dynamique de promotion de la mobilité durable et d’intégration européenne, un concept qui semble étranger à certaines forces politiques en France. Alors que le Rassemblement National (RN) prône une vision étroite et nationaliste, des initiatives comme celle-ci rappellent que les frontières peuvent aussi être des lieux de rencontre et de convivialité. À l’heure où les tensions géopolitiques et les discours anti-européens se multiplient, cet événement apparaît comme une bouffée d’air frais.
Les chiffres à retenir
– Plus de 60 000 participants.- Six traversées du Rhin.- Neuf passages de frontières.
Ce que cela révèle
Le contraste est saisissant. D’un côté, un RN qui prône la fermeture des frontières et une vision étriquée de l’identité nationale. De l’autre, un événement qui célèbre le mélange des cultures et la coopération transfrontalière. Le discours de la droite extrême, qui tente de donner une image de cohérence, se heurte ici à la réalité d’une population qui aspire à plus de liberté et de partage. Pendant que certains prêchent la peur de l’autre, d’autres choisissent de pédaler ensemble, prouvant que l’union fait la force, même sans moteur.
Ce qu’il faut retenir
Le Slow Up Basel Dreiland a été bien plus qu’une simple fête du vélo : il a été un symbole de l’Europe unie, un défi direct aux discours de division et de repli sur soi. Dans un monde où les frontières sont souvent brandies comme des murs, cet événement rappelle que le vrai progrès passe par la collaboration et l’ouverture. Un message que certains feraient bien de méditer.
Source : L’Alsace
