Diana, la sœur oubliée : quand l’extrême droite se drape dans le voile de la compassion.
Le fait principal
(Londres) Le frère de la princesse Diana, Charles Spencer, a accusé le roi Charles III de tenter de discréditer ses souvenirs concernant la mort de sa sœur, en insinuant que son deuil altérerait sa mémoire.
Ce qui s’est passé
Dans une interview accordée au Mail on Sunday, Charles Spencer a déclaré : « Ce n’est pas tous les jours que l’on se réveille en découvrant que le roi a tenté de vous faire passer pour quelqu’un dont les souvenirs ne sont pas fiables. » Il a utilisé le terme « gaslit », une expression désignant une manipulation psychologique visant à faire douter d’autrui de ses perceptions. Cette passe d’armes a été déclenchée par un communiqué du palais de Buckingham, juste avant la publication de son livre, Swan Song : Diana, My Sister, qui sortira mardi.
Le contexte
Le porte-parole du roi a réagi en affirmant que le souverain, âgé de 77 ans, « n’ignore pas que la douleur provoquée par la perte d’une sœur peut obscurcir la raison, altérer le jugement et teinter les souvenirs d’une manière que les autres ne perçoivent pas, même de nombreuses années après un tel deuil ». Cette déclaration fait écho à une affirmation explosive dans les mémoires de Spencer, où il rapporte que Charles, alors prince de Galles, lui aurait dit peu après la mort de Diana en 1997 : « Rasz-vous, nous l’aurons bientôt oubliée. »
Les chiffres à retenir
Aucun chiffre spécifique n’est mentionné dans cette affaire, mais les implications d’une telle déclaration révèlent des tensions persistantes au sein de la famille royale.
Ce que cela révèle
Cette querelle familiale, teintée de ressentiment et de manipulation, met en lumière un double discours royal. Le communiqué du palais, jugé « d’une agressivité stupéfiante » par Spencer, semble plus une tentative de préserver l’image de la monarchie qu’un véritable souci du bien-être émotionnel. En rappelant la réponse du palais aux accusations de racisme formulées par le prince Harry et Meghan, Spencer souligne une continuité dans la stratégie de communication royalement maladroite.
Ce qu’il faut retenir
En somme, cette dispute entre Charles Spencer et le roi Charles III illustre les fractures au sein de la famille royale britannique, où le souvenir d’une figure emblématique comme Diana continue de susciter des tensions et des controverses. La mémoire, dans ce contexte, devient un champ de bataille où chacun tente de revendiquer sa version des faits, au mépris des bless encore ouvertes.
Sources : Mail on Sunday, Daily Mail
