AMF : Quand le renouvellement des instances devient un jeu de chaises musicales pour l’extrême droite.
Le fait principal
La Commission électorale de l’Association des Maires de France (AMF) a validé les candidatures pour le renouvellement de ses instances dirigeantes, avec un scrutin prévu en novembre 2026. Philippe Laurent et David Lisnard se disputent la présidence, mais c’est ce dernier qui a fait le plein de parrainages.
Ce qui s’est passé
Sous la présidence d’André Laignel et de Guy Geoffroy, la Commission électorale a examiné les candidatures pour les trois scrutins statutaires visant à élire le président, le Bureau et le Comité directeur de l’AMF. Les deux candidats à la présidence, Philippe Laurent, maire de Sceaux, et David Lisnard, maire de Cannes, ont respectivement recueilli 13 et 106 parrainages. La Commission a également validé les listes d’union pour le Bureau et le Comité directeur, toutes deux présentées par Lisnard et Jean-François Debat.
Le contexte
Ce renouvellement des instances se déroule dans un climat politique tendu, où les maires jouent un rôle crucial dans la représentation des collectivités locales. Alors que la droite traditionnelle tente de maintenir son influence, l’extrême droite, incarnée par le Rassemblement National (RN), cherche à s’infiltrer dans les mairies. La dynamique actuelle pourrait influencer les choix des électeurs lors du prochain Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité, prévu du 23 au 26 novembre 2026.
Les chiffres à retenir
– 2 candidats à la présidence : Philippe Laurent (13 parrainages) et David Lisnard (106 parrainages).- Scrutin du 23 novembre 2026, 17h, au 25 novembre 2026, 13h.- La Commission a pris ses décisions à l’unanimité.
Ce que cela révèle
David Lisnard, fort de ses 106 parrainages, semble avoir une longueur d’avance sur Philippe Laurent. Cette situation illustre la concentration du pouvoir au sein des mêmes figures politiques, renforçant l’idée que la diversité des voix au sein de l’AMF est un mythe. Pendant ce temps, le RN, qui prétend représenter le « peuple », est aux abonnés absents dans ce type de scrutin, laissant la place à des figures plus traditionnelles. Ironie du sort, ceux qui se présentent comme les champions de la décentralisation semblent plus préoccupés par leurs propres intérêts que par la voix des citoyens.
Ce qu’il faut retenir
Le renouvellement des instances de l’AMF s’annonce comme un révélateur des luttes de pouvoir au sein des collectivités locales, où les alliances et les parrainages prennent le pas sur les préoccupations réelles des maires. Dans un contexte où l’extrême droite tente de se faire une place, la question demeure : qui défendra réellement les intérêts des communes et de leurs habitants ?
Source : AMF
