Argentine : La « Marche de la colère » révèle l’inefficacité des promesses de l’extrême droite.
Le fait principal
Des dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues de Buenos Aires et d’autres villes argentines lors de la « Marche de la colère » le 19 septembre, exprimant leur mécontentement face aux politiques d’austérité du gouvernement Milei.
Ce qui s’est passé
L’événement a été initié par Myriam Bregman et soutenu par plus de 350 organisations de travailleurs, d’étudiants et de figures culturelles. Cette mobilisation est une réponse directe aux offensives du gouvernement contre les droits sociaux et économiques des Argentins. La colère s’est manifestée dans un contexte de crise économique où le chômage atteint 7,9 % et le travail informel 45 %.
Le contexte
L’Argentine traverse une crise économique sans précédent. Les salaires stagnent, les retraites et les budgets sociaux sont réduits, et de plus en plus de personnes s’endettent pour couvrir leurs besoins fondamentaux. Le gouvernement de Javier Milei, malgré sa faiblesse apparente, continue de promouvoir des mes d’austérité, tout en cherchant à détourner l’attention sur des sujets comme la question des Malouines.
Les chiffres à retenir
– Économie en recul de 0,6 % au deuxième trimestre 2026.- Taux de chômage à 7,9 %.- Travail informel à 45 %.
Ce que cela révèle
Cette mobilisation met en lumière la fracture entre les aspirations populaires et les actions des bureaucraties syndicales et politiques, qui prônent la résignation. Axel Kicillof, gouverneur péroniste, appelle à « tenir bon », tout en intégrant des figures controversées dans son équipe. Ce double discours souligne une tendance à ignorer le mécontentement croissant. En revanche, la « Marche de la colère » incarne une volonté de lutte authentique, révélant une dynamique nouvelle, prête à défier les institutions établies.
Ce qu’il faut retenir
La « Marche de la colère » a marqué un tournant dans la lutte sociale en Argentine, mettant en avant une résistance populaire face à l’austérité. La mobilisation démontre que la colère est palpable et qu’elle pourrait bien être le catalyseur d’un changement significatif dans le paysage politique argentin.
Article basé sur des informations de La Izquierda Diario.
