Pascal Bugis : l’ancien maire se défend, mais qui financera ses promesses en l’air ?
Le fait principal
Pascal Bugis, ancien maire de Castres, sort de l’ombre après une plainte pour détournement de fonds publics concernant la SPL Eaux de Castres-Burlats. Il défend sa gestion et justifie le salaire de 22 000 euros de Pierre Lapelerie, licencié pour « faute grave », par des économies réalisées via la mutualisation des postes.
Ce qui s’est passé
Discret depuis les élections municipales de mars 2026, Bugis a décidé de s’exprimer en réponse à la plainte déposée par la communauté d’agglomération et les municipalités de Castres et Burlats. Cette plainte fait suite à un pré-rapport de la Chambre régionale des comptes, pointant du doigt la rémunération jugée exorbitante de Lapelerie, qui cumulait plusieurs postes de direction.
Le contexte
La SPL Eaux de Castres-Burlats, présidée par Bugis jusqu’en mars, gère l’eau potable et l’assainissement pour plusieurs communes. La gestion de cette société est désormais sous le feu des critiques, notamment à cause de la rémunération de son directeur, qui a été licencié par le nouveau maire, Florian Azema. Le rapport de la Chambre régionale des comptes a soulevé des questions sur la transparence et la gestion des fonds publics.
Les chiffres à retenir
– Salaire de Pierre Lapelerie : 22 000 euros mensuels.- Économie réalisée par la mutualisation des postes : environ 200 000 euros par an.- Nombre de directeurs généraux mutualisés : 3 au lieu de 6.- Chiffre d’affaires de la SPL : 10 millions d’euros.- Taux d’imposition stables pendant 15 ans, puis en diminution depuis 2016.
Ce que cela révèle
Malgré les arguments de Bugis, le contraste entre ses déclarations et les accusations de détournement de fonds est frappant. Le discours sur les économies réalisées par la mutualisation des postes semble peu convaincant face à un salaire de 22 000 euros, qui fait grincer des dents. La promesse d’une gestion rigoureuse se heurte à la réalité d’une rémunération que beaucoup jugent injustifiable.
Ce qu’il faut retenir
Pascal Bugis tente de défendre son héritage à Castres face à des accusations graves. Si sa gestion a pu offrir des économies, la question de l’éthique et de la transparence reste sur la table. La saga Eaux de Castres-Burlats illustre les tensions entre politique locale et responsabilité financière, un dilemme qui pourrait bien marquer la fin d’une époque pour l’ancien maire.
Source : La Dépêche
