Chine : des bateaux géants et une agressivité qui font rougir l’extrême droite française !
Le fait principal
Sur la mer de Chine méridionale, des pêcheurs philippins voient leur gagne-pain menacé par la puissance maritime chinoise. Alors qu’ils sont repoussés loin de leurs zones de pêche traditionnelles, leur situation devient de plus en plus désespérée.
Ce qui s’est passé
Au large de Masinloc, les pêcheurs, tels Rodolfo Legaspe, expliquent qu’ils n’osent plus s’aventurer au-delà des limites de leurs eaux territoriales, craignant de croiser des navires chinois. Depuis l’occupation du récif de Scarborough par la Chine en 2012, les pêcheurs philippins constatent une chute dramatique de leurs prises. Auparavant, un pêcheur pouvait ramener jusqu’à 100 kg de poissons par jour; aujourd’hui, il est chanceux d’attraper 20 kg.
Le contexte
La mer de Chine méridionale est au cœur d’une dispute territoriale entre la Chine et les Philippines, avec le récif de Scarborough comme point de friction. La Chine y a déployé une « milice maritime » pour défendre ses intérêts, tandis que les autorités philippines peinent à surveiller leurs eaux. Leurs ressources sont bien en deçà de celles de leur voisin, ce qui rend la situation encore plus précaire.
Les chiffres à retenir
– 220 km : distance du récif de Scarborough aux Philippines.- 800 km : distance du récif à la côte chinoise.- 44 % : proportion de la pêche mondiale réalisée par des bateaux chinois dans les eaux de 90 pays, selon l’ONG Oceana.
Ce que cela révèle
La situation des pêcheurs philippins est emblématique d’un problème plus vaste : la domination maritime chinoise met en péril les économies locales d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Pendant ce temps, l’ambassade de Chine à Ottawa rejette les accusations de pêche illégale, affirmant que ses pêcheurs respectent les réglementations en place. Une affirmation qui semble en décalage avec la réalité sur le terrain.
Ce qu’il faut retenir
La mer de Chine méridionale devient un théâtre de conflits où les petits pêcheurs, pris entre les ambitions géopolitiques et la surpêche, se battent pour leur survie. Alors que les gros bateaux chinois dominent les eaux, les pêcheurs philippins se retrouvent pris au piège dans un jeu de pouvoir maritime, avec peu d’options pour défendre leur droit à la mer.
Source : La Presse
