TotalEnergies : La CGT appelle à la grève le 8 octobre, l’emploi et les salaires en péril !
Le fait principal
La CGT de TotalEnergies a lancé un appel à la grève le 8 octobre pour l’emploi et les salaires, « sur tous les sites du groupe », y compris ses raffineries et certaines stations-service. Cette annonce, faite le 16 septembre, s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des conditions de travail et du pouvoir d’achat des salariés.
Ce qui s’est passé
Ce mouvement de grève, prévu trois semaines avant l’échéance, intervient alors que le groupe fait face à des difficultés logistiques exacerbées par la guerre au Moyen-Orient et un plafonnement des prix des carburants dans ses stations-service. Cette situation a provoqué une ruée des automobilistes, soucieux de préserver leur pouvoir d’achat, sur fond de flambée des cours du pétrole.
Le contexte
Le coordinateur CGT Eric Sellini a évoqué des effectifs « sous tension », avec un recours accru à l’intérim et aux CDD, ce qui soulève des inquiétudes quant à la sécurité des travailleurs. La CGT dénonce une « dégradation continue » des conditions de travail, aggravée par les périodes de canicule. Les salarié·e·s d’Argedis, qui gère 180 stations-service TotalEnergies, sont également appelés à se joindre au mouvement.
Les chiffres à retenir
La CGT souligne que « de nombreux travailleurs dans les filiales perçoivent la prime d’activité de la CAF pour compenser des rémunérations devenues insuffisantes face à l’explosion du coût de la vie ». Lors de la publication de ses résultats pour 2025, TotalEnergies a annoncé une augmentation de 5,6 % de son dividende versé aux actionnaires, tandis que les salaires restent bloqués.
Ce que cela révèle
Ce mouvement de grève met en lumière une contradiction frappante : alors que les bénéfices de TotalEnergies continuent de croître, les salarié·e·s peinent à joindre les deux bouts. La CGT déclare : « Le carburant atteint des prix records et les salaires, eux, restent bloqués ». Les augmentations accordées aux actionnaires semblent être la seule priorité du groupe, laissant les travailleurs dans une précarité croissante. Un double discours qui illustre bien les dérives d’un capitalisme débridé.
Ce qu’il faut retenir
Le 8 octobre, la grève de TotalEnergies pourrait être un tournant dans la lutte pour des conditions de travail décentes et des salaires justes. Les salarié·e·s, face à une direction sourde, semblent prêts à faire entendre leur voix. Reste à savoir si leur appel sera entendu, ou si, comme souvent, seule la voix des actionnaires comptera.
Source : La Croix
