Noix et hypocrisie : le Périgord en fête, pendant que le RN fait craquer ses promesses.
La noix, trésor du Périgord, entre tradition et innovation
Dans le Sud-Ouest, la noix n’est pas seulement un fruit sec, mais un véritable symbole culturel et économique. Ce samedi 29 août, la route de la noix nous invite à découvrir ce trésor du Périgord, autrefois utilisé comme monnaie d’échange au Moyen Âge.
Ce qui s’est passé
Sur la route de la noix, entre Périgord et Quercy, la famille Castagné nous accueille dans son exploitation de 47 hectares, où près de 5 200 noyers prospèrent. Romain et Adrien, les deux frères à la tête de l’exploitation, nous expliquent que la récolte ne débutera qu’en octobre, mais que la noix, déjà présente dans son enveloppe, recèle de potentiels gastronomiques. « Le cerneau ressemble au cerveau et donc, c’est rempli d’oméga 3 et oméga 6. C’est excellent pour la santé », souligne Adrien, tout en vantant les vertus de ce fruit sec qui se conserve toute l’année sans frigo.
Au moulin, la transformation de la noix en huile est un art. Romain, l’aîné, utilise une meule en pierre de granit de 800 kg pour écraser les cerneaux, après un processus minutieux de récolte et de préparation. « L’important, c’est qu’il n’y ait pas de coquille, parce que la coquille va donner un goût très âpre à l’huile de noix », précise-t-il. L’huile obtenue est le fruit d’un savoir-faire ancestral, transmis de génération en génération.
Le contexte
La noix est un produit phare de la région, se déclinant en pain, saucisson, gâteaux et même fromages. À Martel, les touristes affluent pour découvrir ces délices, prouvant que la noix, loin d’être un simple snack, peut se transformer en plat gastronomique. Pascal Bardet, chef étoilé, nous impressionne avec des créations audacieuses, utilisant chaque partie de la noix, y compris la feuille, pour des plats raffinés.
Les chiffres à retenir
- 47 hectares d’exploitation pour la famille Castagné.
- 5 200 noyers cultivés.
- Une production d’huile supérieure à celle des générations précédentes.
Ce que cela révèle
Alors que la noix se voit célébrée comme un produit d’exception, il est ironique de constater que sa consommation en France reste faible, malgré ses bienfaits avérés. La croissance de l’industrie agroalimentaire et la tendance à privilégier les produits locaux pourraient pourtant redorer le blason de ce fruit. Dans un pays où les discours politiques se veulent en faveur de la préservation des savoir-faire locaux, la réalité des pratiques alimentaires semble parfois à des années-lumière de ces promesses. Le RN et l’extrême droite, qui prônent une valorisation de l’identité nationale, devraient se pencher sur ce paradoxe : comment défendre une culture locale tout en négligeant ses richesses ?
Ce qu’il faut retenir
La noix, trésor du Périgord, est bien plus qu’un simple produit. Elle incarne un savoir-faire ancestral et une promesse d’innovation culinaire. Si les discours politiques s’accordent à chanter les louanges des produits locaux, il est temps que ces promesses se traduisent en actes concrets, pour que la noix puisse enfin obtenir la reconnaissance qu’elle mérite.
Source : Franceinfo
