Féministes à la peine : le RN préfère les discours aux moyens pour lutter contre les violences.
Le fait principal
40% des associations féministes doivent refuser des bénéficiaires par manque de moyens, dénonce Laura Slimani, directrice des projets de la Fondation des femmes. Face à cette situation alarmante, le gouvernement promet de débloquer près d’1,5 milliard d’euros dans le budget 2027 pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, un montant jugé insuffisant par la Fondation.
Ce qui s’est passé
Dans une enquête menée auprès de 120 associations, la Fondation des femmes révèle que 60% d’entre elles se trouvent en mauvaise santé financière et manquent cruellement de personnel qualifié. Laura Slimani souligne que des femmes et des enfants se retrouvent souvent sans aide, exposés à des situations dangereuses. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis une augmentation du budget, mais la Fondation réclame le double pour répondre à l’augmentation des besoins sur le terrain.
Le contexte
Depuis le mouvement #MeToo et le Grenelle des violences conjugales, le nombre de femmes et d’enfants accompagnés par ces associations a doublé en dix ans. Cette hausse des demandes d’aide s’accompagne d’une augmentation des plaintes pour violences. Pourtant, les moyens alloués restent dérisoires face à l’ampleur du problème.
Les chiffres à retenir
- 40% des associations refusent des bénéficiaires.
- 60% des associations déclarent être en mauvaise santé financière.
- 80% estiment ne pas avoir une équipe suffisante pour mener à bien leurs missions.
- 2/3 des associations féministes s’inquiètent pour leur avenir.
Ce que cela révèle
La promesse de Sébastien Lecornu semble plus être un coup de communication qu’une réelle volonté de changement. Alors que la protection des femmes et des enfants devrait être une priorité, le gouvernement continue de se heurter à des réalités budgétaires qui trahissent son discours. La situation actuelle est un cri d’alarme : sans moyens supplémentaires, les féminicides continueront d’augmenter, laissant des victimes sans soutien et plongeant des familles dans la précarité.
Ce qu’il faut retenir
La lutte contre les violences sexistes et sexuelles est à un tournant. Les promesses gouvernementales doivent se traduire par des actes concrets, sous peine de laisser des milliers de femmes et d’enfants à la merci d’un système défaillant. La balle est dans le camp du gouvernement, et il est grand temps qu’il prenne ses responsabilités.
Source : Franceinfo
