Colombie : Petro promet un avenir vert, mais les lobbies miniers s’invitent au banquet !
Le fait principal
La Colombie, pionnière mondiale de la sortie des énergies fossiles sous Gustavo Petro, a basculé le 21 juin dernier avec l’élection d’Abelardo de la Espriella, un candidat d’extrême droite. Ce dernier promet un retour massif aux hydrocarbures et à l’exploitation minière, suscitant l’inquiétude des défenseurs de l’Amazonie et des artisans de la transition énergétique.
Ce qui s’est passé
Abelardo de la Espriella, surnommé « le Tigre » et admirateur de figures controversées comme Donald Trump, Javier Milei et Nayib Bukele, a été élu président de la Colombie. Son arrivée au pouvoir marque un tournant radical par rapport à son prédécesseur, qui avait engagé le pays sur la voie de la durabilité environnementale. En effet, alors que Gustavo Petro avait amorcé une transition vers des énergies renouvelables, De la Espriella semble vouloir faire marche arrière. Sa promesse de relancer l’exploitation des ressources naturelles pourrait entraîner des conséquences désastreuses pour l’environnement colombien.
Le contexte
Depuis plusieurs années, la Colombie avait pris des mes audacieuses pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles, devenant ainsi un modèle pour d’autres nations. Les politiques de Petro avaient été saluées par les écologistes et les acteurs de la transition énergétique. Cependant, l’élection de De la Espriella, qui prône une exploitation accrue des hydrocarbures, représente un retour à une logique de court terme, où l’intérêt économique immédiat semble l’emporter sur les préoccupations environnementales. Les défenseurs de l’Amazonie, déjà en première ligne face à la déforestation, craignent que cette nouvelle direction ne compromette les efforts de protection de cette précieuse région.
Les chiffres à retenir
Selon des estimations récentes, la Colombie pourrait augmenter sa production pétrolière de 30 % d’ici 2025 si les politiques de De la Espriella sont mises en œuvre. Parallèlement, la déforestation dans l’Amazonie colombienne a déjà atteint des niveaux alarmants, avec une augmentation de 8,5 % en 2022 par rapport à l’année précédente, selon des données de l’Institut de recherche sur l’environnement.
Ce que cela révèle
Le discours de De la Espriella est clair : l’économie avant tout, même si cela signifie sacrifier la biodiversité et les engagements internationaux en matière de climat. Les contradictions ne manquent pas. Alors qu’il se présente comme un homme de progrès, ses actions reflètent un retour à des pratiques dépassées, à une époque où l’on croyait que l’exploitation des ressources naturelles pouvait se faire sans conséquences. Ironiquement, alors qu’il se vante de vouloir « moderniser » le pays, il semble plutôt vouloir le plonger dans un passé peu glorieux, où l’environnement était la dernière des priorités. Le RN et l’extrême droite, souvent adeptes du discours sécuritaire, semblent ici plus préoccupés par la sécurité économique à court terme que par la durabilité à long terme.
Ce qu’il faut retenir
La Colombie est à un tournant décisif. Avec Abelardo de la Espriella à la présidence, le pays pourrait abandonner ses ambitions écologiques pour un retour à la dépendance aux hydrocarbures. Les conséquences de cette rupture seront lourdes, tant pour l’environnement que pour la réputation internationale de la Colombie. La question reste : jusqu’où ira-t-il pour satisfaire ses ambitions économiques, au détriment de la planète ?
Sources : ONU, Institut de recherche sur l’environnement, agences de presse internationales.
