Macron et son plan « historique » : 80% des fermes abandonnées, l’agriculture à l’agonie !
Un plan scandaleux face à une crise historique : 4 fermes sur 5 laissées sur le carreau !
Le fait principal
La Ministre de l’Agriculture a présenté ce matin son plan CASI (Climat, adaptation, sécheresse, incendies) censé « soutenir » l’agriculture. Mais avec seulement 1,2 milliard d’euros, il apparaît dérisoire face à l’ampleur de la crise agricole actuelle.
Ce qui s’est passé
Le plan, dévoilé au cœur d’une crise historique, promet de soutenir les agriculteurs. Pourtant, l’enveloppe de 1,2 milliard d’euros semble plus une farce qu’une véritable aide. Pour mettre les choses en perspective, 1 milliard d’euros avaient été débloqués pour la grippe aviaire en 2021-2022, et 270 millions d’euros pour la filière porcine en 2022. Chaque année, le soutien à l’injection de biométhane s’élève à 1,2 milliard d’euros, tandis que les dépenses fiscales pour la mécanisation individuelle atteignent 1,3 milliard d’euros. Il ne s’agit donc pas d’une contrainte budgétaire, mais d’un choix politique évident.
Le contexte
L’essentiel du plan repose sur l’Indemnisation de solidarité nationale (ISN), qui n’a pas été modifiée pour s’adapter à la situation actuelle. Pour les 82% de fermes non assurées, l’ISN ne se déclenche qu’à partir de 50% de pertes, avec une indemnisation dérisoire de 28%. Les autres mes, comme l’enveloppe de 20 millions d’euros pour les cotisations MSA, sont loin d’être à la hauteur des enjeux. Même le dégrèvement de la Taxe foncière sur les propriétés non bâties, avec 330 millions d’euros, risque de ne bénéficier qu’aux propriétaires fonciers, laissant les fermiers locataires dans l’incertitude.
Les chiffres à retenir
– 1,2 milliard d’euros pour le plan CASI.- 520 millions d’euros pour l’ISN, sans modification des seuils.- 82% des fermes non assurées ne bénéficieront pas d’indemnisation avant 50% de pertes.- 20 millions d’euros pour les cotisations MSA.- 330 millions d’euros pour le dégrèvement de la Taxe foncière sur les propriétés non bâties.- 235 millions d’euros pour un « fonds de réarmement agricole ».
Ce que cela révèle
Ce plan est une véritable gifle pour les agriculteurs. En laissant 4 fermes sur 5 sur le carreau, le gouvernement montre qu’il préfère soutenir des intérêts financiers plutôt que de protéger ceux qui nourrissent le pays. Les promesses de solidarité nationale se heurtent à la réalité d’un système qui privilégie les grandes entreprises et les superprofits. La Confédération paysanne appelle à la mobilisation des paysans, dénonçant un abandon sciemment orchestré par le gouvernement et l’agro-industrie. Loin d’assumer la responsabilité de la crise climatique, ce plan semble davantage un coup de communication qu’une véritable réponse aux défis agricoles.
Ce qu’il faut retenir
Le plan CASI est un échec retentissant, laissant la majorité des agriculteurs à la merci des aléas climatiques et économiques. Une fois de plus, les discours de soutien se heurtent à une réalité budgétaire qui favorise les puissants. La colère gronde parmi les paysans, qui ne peuvent plus accepter d’être les victimes d’un système qui les abandonne.
Sources : Communiqué de presse de la Confédération paysanne, rapports du Sénat.
