Maroc : Les partis promettent le changement, mais qui osera briser les chaînes du passé ?
Le fait principal
À quelques jours des élections législatives marocaines, programmées pour le 23 septembre, les partis politiques présentent des programmes étonnamment similaires, centrés sur des thématiques telles que l’emploi, le pouvoir d’achat, la santé et l’éducation. Mais derrière cette apparente convergence, des questions fondamentales sur la direction future du pays demeurent en suspens.
Ce qui s’est passé
Les principaux partis, dont le Rassemblement National des Indépendants (RNI) et le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), promettent chacun près d’un million d’emplois pour la prochaine législature. Pourtant, cette promesse soulève une interrogation cruciale : quelle économie sera capable de soutenir de telles ambitions ? Pendant ce temps, le Maroc continue de se transformer, avec une croissance de 4,9 % en 2025, la plus élevée depuis une décennie, selon la Banque mondiale.
Le contexte
Le Maroc a connu une industrialisation rapide, avec des infrastructures modernes comme des ports, des autoroutes et des lignes ferroviaires. Cependant, cette dynamique économique n’est pas nécessairement synonyme de progrès social. La jeunesse, en particulier, est laissée de côté ; une enquête du Haut-Commissariat au Plan révèle que les 15-24 ans sont la tranche d’âge la moins active sur le marché du travail. Ce contraste entre croissance économique et situation sociale soulève des questions sur la capacité du pays à offrir des perspectives d’avenir à sa population.
Les chiffres à retenir
La Banque mondiale annonce une croissance de 4,9 % pour 2025, tandis que les promesses d’emplois des partis se chiffrent à près d’un million chacun. Malgré ces chiffres prometteurs, la réalité du marché du travail et l’accès à l’éducation et à la santé restent préoccupants.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une contradiction criante : alors que les chiffres de croissance s’affichent en lettres d’or, la réalité vécue par les citoyens est bien plus sombre. Il ne suffit pas de créer des emplois, encore faut-il s’asr qu’ils soient viables et dignes. Les partis semblent jouer sur des promesses électorales, mais où sont les plans concrets pour répondre aux besoins réels des Marocains ? La rareté des ressources en eau et les inégalités territoriales ajoutent une couche de complexité à cette équation. Le Maroc investit dans des infrastructures, mais les services publics suivent-ils le rythme ?
Ce qu’il faut retenir
Les élections du 23 septembre ne sont pas qu’un simple exercice démocratique. Elles représentent un tournant potentiel pour le Maroc, un pays en pleine transformation économique, mais qui doit maintenant se concentrer sur l’amélioration de la vie de ses citoyens. La croissance économique est un indicateur, mais elle ne suffit pas à garantir un avenir radieux pour tous. Le défi consiste à traduire cette puissance économique en opportunités réelles et accessibles pour l’ensemble de la population.
Source : Banque mondiale, Haut-Commissariat au Plan.
