500 personnes mobilisées pour simuler un crash aérien

Tahiti, le 6 mai 2026 – Un important exercice de gestion de crise relatif à un accident d’aéronef s’est déroulé ce mercredi sur la zone nord de l’aéroport de Tahiti-Faa’a. Organisée par le haut-commissariat de la République en Polynésie française, cette simulation a mobilisé près de 500 personnes pour tester la coordination des secours en cas de catastrophe aérienne.

Mercredi, le scénario retenu simulait un avion transportant 150 passagers, contraint à un atterrissage d’urgence en raison d’un problème mécanique. L’alerte a été déclenchée à 10 h 17, entraînant l’activation immédiate d’un poste de commandement de crise par le haut-commissariat. À midi, le dispositif était pleinement opérationnel. Sur le tarmac, deux bus représentaient l’appareil accidenté, tandis que des dizaines de figurants jouaient le rôle de blessés ou de victimes décédées, dont des étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers et de l’Institut de formation des professions de santé.

L’objectif de cet exercice était de tester la circulation de l’information, l’efficacité de la coordination des secours, ainsi que la mise en place des dispositifs médicaux et de l’accompagnement psychologique des proches des victimes. Une cellule dédiée aux familles a été installée pour reproduire les conditions réelles d’une catastrophe aérienne.

Sur le terrain, plusieurs services de secours étaient mobilisés, incluant deux équipes du Samu, le centre de formation continue en premiers secours, prévention, ergonomie et incendie (l’Unass), ainsi que la Fédération polynésienne de protection civile. Un hôpital de campagne a été installé à proximité de la simulation pour les blessés légers. Selon le scénario, 90 victimes seraient décédées lors du crash.

En Polynésie française, ce type d’exercice est organisé plusieurs fois par an sous divers scénarios prévus par le plan d’Organisation des secours (Orsec). Le dernier exercice de cette ampleur remontait à 2023. Le souvenir du drame du 9 août 2007, où un avion de la compagnie Air Moorea s’était abîmé en mer, causant la mort de seize personnes, reste présent dans les esprits, soulignant l’importance de ces entraînements.

La directrice du cabinet du haut-commissariat, Chloé Demeulenaere, a affirmé : “Évidemment, la Polynésie peut réagir et agir, c’est notre métier, on est engagés pour ça. On est déjà formés et on se forme chaque jour au contact du terrain.” Cette déclaration vise à rassurer la population polynésienne sur la capacité d’intervention en cas d’accident réel.

Source : Haut-commissariat de la République en Polynésie française

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